21/02/2005

Orgueil !!!

Un miroir oscille au vent des frontières.

Son dessin des images de démence,

Hors la conscience, invitée altière,

Conteste sans fin les claires évidences,.

 

La terre nous relie, sombre nature,

Arrime nos âmes dans les abysses,

Hors la destinée de la raison pure,

Là où les esprits de l'ombre palissent.

 

Qui suis-je pour croire encor être loi ?

Qui suis-je pour décider de la foi ?

L’orgueil de mon ventre pour vérité.

 

Poussière parcourant l’univers,

Matière sans âme dans l’atmosphère,

Qui suis-je pour dire ma vérité ?

 

 


21:50 Écrit par untel | Lien permanent | Commentaires (1) |  Facebook |

20/02/2005

Le soleil était rouge

Le soleil était rouge,

Son étole laminaire,

Recouvrait de tisons,

L'ardeur de mon hiver

 

Des larmes de feu coulaient

De mon âme à la terre,

Eclaboussant les monts,

Enluminant les mers

 

Et du magma précieux,

Des entrailles de ma chaire,

Une aube en fusion,

Devait naître altière.


09:37 Écrit par untel | Lien permanent | Commentaires (1) |  Facebook |

10/02/2005

Espoir...

Tu es et sera à tout jamais ce pire ennemi

Perçu comme trop interminablement espéré.

Sans quoi, je serais par extension inespéré

Jusqu’aux abysses des abîmes

Si seulement j’avais su te confondre

Avec le rayon crépuscule

Qui n’espère que l’indéfini !

Tu serais parti avec l’initial rai du jour…

Moi qui donnais des valses

A toutes les extrêmes errantes

Le ridicule ne tue personne

Sinon ...

J’aurais voulu être ta première victime

Regarde toi !

N’es tu pas ridicule ; toi ?

L’Ensorceleur galant!

L’Utopiste absent !

L’Escroc populaire !

Subtil compagnon de temps jadis !

Tu es ce renégat entrevu de face

Frappant de la lame de son absence !

 

Avant moi, dis-moi !

Combien d’hommes as-tu assassiné ?

Que faisais-tu dans les arènes,

Au beau milieu des Romains ?

Rien ?

… Tourner ta puce ?

Et tu étais où, à Waterloo ?

Mal habillé …

Mal réveillé …

Ton réveil n’avait pas sonné ??

Mon œil !

Tu n’es jamais paresseux quand tu es là !

Alors … pourquoi tu as fait sonner les glas

Avant l’heure ?

Mais tu as fait pire qu’éclater des empires

Tu as fait pire … avoue-le !

Mille fois, tu as promis des Terres

Qui n’étaient pas les tiennes

Et chaque fois que les sans abris s’en souviennent

Ils te réclament : « Mort, ou vif ! »

Tu as été le vent au-dessus du désert assoiffé

Et qu’as-tu fait ???

Tu as balayé les nuages !!!

Incompétent !!!!

 

Oh mon compagnon de mes insomnies nombreuses,

Qu’as-tu fait de mes rêves ?

Tu étais là pourtant toutes les nuits

Et pourtant je ne me souviens pas

De quoi étais-tu fait ?

Je ne me souviens pas !

 

C’est dérisoire n’est-ce pas ?

 

Et après nous, dis-moi :

Quel est ton programme ?

Conquérir l’espace

Attirer l’œil vers ta lumière

Et soudain disparaître

Dans un trou noir ???

On t’a vu, dans les pires des tempêtes,

Ne même pas bouger un petit doigt

Même pas une planche !

Même pas un phare !

Même pas une île au loin !

Rien !!!

Combien de marins t’attendaient à la surface

Pendant que tu étais au ciel ?

Tu confonds, je crois, marin et aviateur !

Ou bien tu es l’aveugle qui marchait sur l’eau.

Vrai ? ou faux ?

 

...

 

Espoir !

Tu es mon pire ennemi,

Parce que longtemps je t’ai attendu!

Sinon, je serais parti

Jusqu’aux profondeurs des abîmes!

Et j’aurais touché le fond

Et peut-être même que je serais remonté à la surface

Sans ton aide !

Sans devoir rien à personne !

Peut-être … depuis lors

J’aurais été loin

Là, où on ne t’attend pas.

Là où il n’y a rien

Car Rien est neutre

Rien n’est mieux

Rien n’est Bien

Mais toi, Espoir!

Même moins que rien

Tu nous fais Mal !


22:24 Écrit par untel | Lien permanent | Commentaires (4) |  Facebook |

07/02/2005

Combien faut-il de larmes pour noyer un chagrin d'amour, Lilangel ?

C haque jour qui passe rend mon cœur plus lourd,

O bscurité qui s’installe m’empêchant d’espérer

M algré cette petite flamme qui ne cesse de brûler.

B eaucoup trop de larmes sont versées par amour…

I mmobile face au temps qui passe, trop vite,

É clipsant les étoiles du ciel, me laissant dans le noir

N ostalgique et solitaire avec mon désespoir…

 

F ragile et si faible est mon âme qui s’effrite,

A ucun mot ne pourra jamais apaiser cette douleur,

U niquement toi pourrais arriver à consoler mon cœur.

T ant de chagrin a été causé par ton indifférence,

 

I mpasse de cet amour emprisonné dans le silence.

L es larmes sont mon encre et me permettent d’écrire

 

D es mots que la peur m’a toujours empêché de te dire

E t ce soir encore, je reste seule à composer ce poème

 

L asse de manquer de courage pour avouer que je t’aime.

A h si tu savais à quel point tout semble vide sans toi.

R ien, je le sais, ne pourrait combler cette absence…

M a vie si tu n’es avec moi n’a pas vraiment de sens

E t je ne sais plus que faire pour t’avoir près de moi.

S implement attendre et laisser le temps au temps

 

P our éteindre cette flamme qui consume mon cœur

O ù depuis si longtemps déjà cet amour demeure…

U ltime attente car je n’ai aucun contrôle sur le temps.

R avagée par ce sentiment qui ne fait que me détruire

 

N ul ne pourrait comprendre mon envie de partir.

O ublier tout ce qui fait de ma vie un silence

Y abandonner une feuille de papier blanche…

E crire peut-être ces mots que je n’ose pas te dire…

R accrocher mon cœur écorché au sommet d'une étoile.

 

U n océan de larmes me permettant de mettre les voiles

N otre amour resterait à jamais dans le ciel, un saphir.

 

C haque nuit, qui passe rend mon cœur plus noir…

H iver qui s’installe ne me laisse plus de force pour croire

A l’amour, malgré cette flamme qui continue de brûler

G résillant dans ma vie, comme pour l’éclairer.

R ien ne pourra jamais l’éteindre, j’ai pourtant essayé.

I nvulnérable elle reste face aux larmes et aux regrets.

N uages gris de l’impossible me cachent le bonheur

 

D e pouvoir espérer t’avoir un jour auprès de moi

 

A utrement qu’en ami, ce que je reste pour toi…

M ais cette petite flamme qui enflamme mon cœur

O ù depuis si longtemps déjà cet amour demeure,

U ltime souffrance, puisque cet amour ne meurt

R estera pour toujours la cause de mes pleurs…

 

...

 


20:35 Écrit par untel | Lien permanent | Commentaires (2) |  Facebook |

04/02/2005

l'insomnie

La fenêtre embuait, la nuit à n'en plus finir.

Mon insomnie était coincée derrière, un sac de meubles désertiques.

Puis son ange est entré, un musicien plein d'éclats, remplis de rage, qui lançait des pianos dans le trou de lumière, fenêtre close.

 

Un vrai mystère !

 

Il n'y eut aucun bris de verre, aucun meuble brisé, quand mon cœur se réveilla.

 

A l'autopsie du voyage, quand tout fut terminé, quand les derniers amis furent conviés au premier souvenir qui jamais ne meurt, on ne trouva aucun piano dans ma mansarde, aucune partition de musique indiquant le parcours de mes sens.

 

Ma mansarde est trop petite pour y percher un piano ; même droit.

 

Un oiseau sur le bord de la fenêtre tentait de vous dire quelque chose.

Mais d'une main méprisante, vous l'avez chassé de la pierre bleue.

Mon insomnie avait si bien fait les choses qu'elle volait sans qu'on la voie.


21:58 Écrit par untel | Lien permanent | Commentaires (3) |  Facebook |

02/02/2005

    Ne faire qu’un avec le royaume de

 

 

 

 

Ne faire qu’un avec le royaume de l’éphémère.

S’apparenter au monde du rien

Soigner en soi la maladie des jours endormis.

 

Et passe le temps, les retraites aux flambeaux d’été

Comme à la fin d’une kermesse, désertée, laissée.

Savoir se contenter de ce que nous offre l’existence,

Connaître en nous la présence d’un être aimé

Sentir en son cœur la douceur de vivre.

 

Il est des sentiments indescriptibles à l’homme

Qu’il est juste de distinguer de ses peurs.

En nous, la sensation de l’oubli, de l’ignorance

Comme une punition suprême qui nous tombe soudain dessus.

 

L’instant est choisi sur le coup du hasard

Vaincre sa crainte des journées décomptées,

Comme si, en, nous, une pendule était en marche.

A chaque instant le plaisir sait attendre

Jusqu’au moment d’une absence héritière



22:54 Écrit par untel | Lien permanent | Commentaires (1) |  Facebook |