10/02/2005

Espoir...

Tu es et sera à tout jamais ce pire ennemi

Perçu comme trop interminablement espéré.

Sans quoi, je serais par extension inespéré

Jusqu’aux abysses des abîmes

Si seulement j’avais su te confondre

Avec le rayon crépuscule

Qui n’espère que l’indéfini !

Tu serais parti avec l’initial rai du jour…

Moi qui donnais des valses

A toutes les extrêmes errantes

Le ridicule ne tue personne

Sinon ...

J’aurais voulu être ta première victime

Regarde toi !

N’es tu pas ridicule ; toi ?

L’Ensorceleur galant!

L’Utopiste absent !

L’Escroc populaire !

Subtil compagnon de temps jadis !

Tu es ce renégat entrevu de face

Frappant de la lame de son absence !

 

Avant moi, dis-moi !

Combien d’hommes as-tu assassiné ?

Que faisais-tu dans les arènes,

Au beau milieu des Romains ?

Rien ?

… Tourner ta puce ?

Et tu étais où, à Waterloo ?

Mal habillé …

Mal réveillé …

Ton réveil n’avait pas sonné ??

Mon œil !

Tu n’es jamais paresseux quand tu es là !

Alors … pourquoi tu as fait sonner les glas

Avant l’heure ?

Mais tu as fait pire qu’éclater des empires

Tu as fait pire … avoue-le !

Mille fois, tu as promis des Terres

Qui n’étaient pas les tiennes

Et chaque fois que les sans abris s’en souviennent

Ils te réclament : « Mort, ou vif ! »

Tu as été le vent au-dessus du désert assoiffé

Et qu’as-tu fait ???

Tu as balayé les nuages !!!

Incompétent !!!!

 

Oh mon compagnon de mes insomnies nombreuses,

Qu’as-tu fait de mes rêves ?

Tu étais là pourtant toutes les nuits

Et pourtant je ne me souviens pas

De quoi étais-tu fait ?

Je ne me souviens pas !

 

C’est dérisoire n’est-ce pas ?

 

Et après nous, dis-moi :

Quel est ton programme ?

Conquérir l’espace

Attirer l’œil vers ta lumière

Et soudain disparaître

Dans un trou noir ???

On t’a vu, dans les pires des tempêtes,

Ne même pas bouger un petit doigt

Même pas une planche !

Même pas un phare !

Même pas une île au loin !

Rien !!!

Combien de marins t’attendaient à la surface

Pendant que tu étais au ciel ?

Tu confonds, je crois, marin et aviateur !

Ou bien tu es l’aveugle qui marchait sur l’eau.

Vrai ? ou faux ?

 

...

 

Espoir !

Tu es mon pire ennemi,

Parce que longtemps je t’ai attendu!

Sinon, je serais parti

Jusqu’aux profondeurs des abîmes!

Et j’aurais touché le fond

Et peut-être même que je serais remonté à la surface

Sans ton aide !

Sans devoir rien à personne !

Peut-être … depuis lors

J’aurais été loin

Là, où on ne t’attend pas.

Là où il n’y a rien

Car Rien est neutre

Rien n’est mieux

Rien n’est Bien

Mais toi, Espoir!

Même moins que rien

Tu nous fais Mal !


22:24 Écrit par untel | Lien permanent | Commentaires (4) |  Facebook |

Commentaires

Bonjour ! "Nous vivions dans la peur : maintenant, nous vivrons dans l'espoir."
Tristan Bernard qui venait d'être arrêté par les Allemands avec son épouse.
A bientôt

Écrit par : Ubu | 11/02/2005

Effectivement... Je passe et repasse sans trop laisser d'empreintes ces derniers temps...
Et vla une
Bon WE

Écrit par : Val | 12/02/2005

Je me demandais... Où se situait la frontière entre "rêve" et "espoir" .... Je me le demandaisSans m'apercevoir que chaque jour apportait sa réponse ...DifférenteComme chaque jour !

Écrit par : just-de-passage | 12/02/2005

L'espoir L'espoir si noir, c'est triste...

Écrit par : bidule | 19/02/2005

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