30/12/2004

Au pays d’une lune Morte...

 

 

Comme un grand livre lu en rêve

Dans un pays de lune morte

Germe l’absence d’une trêve

Par la serrure d’une porte

Souffre le néant !

 

L’éclat tremblant des profondeurs

Illumine les longs sourires

Aux doux parfums ensorceleurs

Qui font saigner les désirs

Souffre le temps !

 

Le vent cinglant soufflant sans fin…

Volent poussières d’heures perdues

Au cœur de mon lourd chagrin

Enchanté d’espérance nue

Souffre le vent !

 

Au soleil des cauchemars

Tous les tourments d’amoureux

Au ciel envoûté s’abandonnent,

Ensanglantent le bleu des cieux

Souffrent les amants !

 

Comme une écorchure d’épine

Griffant les yeux que j’aimerai

Et comme une larme féline

Qui sur mon cœur coulerait

Souffre l’amour indécent !

 

 

 

 

 


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29/12/2004

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Dans un mois, seize ans de Mariage

(moi) Encore aujourd'hui tu es la femme de ma vie

Tu es cette femme belle et fière que j'ai choisie

Celle que j'admire, qui m'est demeuré fidèle

Tu as su adoucir les nuages gris dans mon ciel

 

(toi) Aujourd'hui, à toi mon mari, je te dis encore oui

Car l'amour nous a conduit jusqu'ici

Qu'importe les prochains jours

Je t'aime comme au premier jour

 

(moi) Seize ans ont passés

Et je ne cesse de t'aimer

Tes yeux clairs me rassurent

Quand mon coeur bat en déchirure

 

(toi) Tu es cette vie bien remplie qui me fait sourire

De toi, je conserve les plus beaux souvenirs

Je suis heureuse de me retrouver entre tes bras

Ton coeur bat toujours si fort près de moi

 

(moi) Je veux prendre le temps de te dire

Que je t'aime et c'est trop peu dire

Même si les années tenaillent nos corps

Nos âmes ne forment qu'un seul accord

 

(toi) Je sais que le temps ne change rien

À l'amour qui nous retient

Nos enfants sont une preuve vivante

De l'amour de notre éternelle romance

 

(moi) Ma douce, je garde ta main dans la mienne

Jusqu'à mon dernier souffle tu seras mienne

 

(toi) Mon bien-aimé, je garde ton coeur sur le mien

Tu es et sera mon seul et unique destin.


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27/12/2004

Vous êtes dans mon jardin

 

 

Vous rentrez dans mon jardin

Secret comme dans un écrin

Fermé à tous les regards

La clef de tous les départs

 

Vous pénétrez dans mes pensées

Fleuries en pleines gelées

Cueillies au moindre ciel gris

Meurtries de votre mépris

 

Vous êtes...

 

Vous êtes dans le rosier

Couleur de l'amour joyeux

Rôdeur aux piquants de feu

Voleur de mes jours heureux

 

Vous êtes tout mon désir

Réjoui sous l'herbe en délire

Soumis à votre parole

Enfoui dans les ronces folles

 

Vous êtes

Dans mon jardin

 

Secret...


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26/12/2004

Ecrit juste d'un Regard

 

 

 

Je regarde la mort prendre vie

 

 

 

 

 

 

 

Sous le soleil brûlant du désert, traversant le sable asséché des larmes de sa tribu, la femme du chef transporte son eau, qu’elle est allée chercher au bout de ses efforts. Les yeux baissés par le poids de la misère, ces années qui marchent dans son ombre, elle avance tâtonnant le sol de ses pieds pour ne pas tomber plus bas. La poussière qui s’élève tout autour d’elle, danse sur l’agonie de son sort.

Sa démarche ralentit, se faisant pénible sur la longueur, elle traîne son corps tant bien que mal à travers le nuage de grains de sable, où des gouttelettes soyeuses s’échappent en vapeur. Elle s’arrêta juste un instant, le temps de reprendre son souffle poussiéreux, puis continue sa marche cadavérique.

Adossé comme le poids du monde sur ses épaules, le bébé qu’elle porte ne se plaint pas. Il ne sait rien de la misère, encore moins qu’il en fait partie, sinon, il y aurait de quoi hurler sa haine. Son dernier repas remonte il y a deux heures, celui de sa mère se décompte en jour et leur histoire s’écoule en secondes, ces larmes séchées d’amour envahies par la peine, déposant le sel amer de la vie sur ses joues creusées par la faim, elle assoiffe son âme d’une source tarit par le destin.

Elle ne demande rien, courbée par le vent de la douleur, elle a même du mal à se redresser devant le sort pour lui faire front. Elle a tellement mené de batailles, de la naissance de ses enfants à leur mort, protégeant les siens devant l’invasion des blancs qui décidèrent d’un commun accord, avec eux-mêmes, que le territoire serait le leur, parce qu’ils ont les moyens de nous sortir de la misère où ils nous ont mit.

 

« Ah, et quels sont-ils ? »

« Différents des votre. »

« Mais encore ? »

« Tu réfléchis trop toi. »

 

J’ai vraiment cherché à comprendre ce que le doryphore blanc pouvait apporter à mon peuple. Par ses convictions religieuses qui laissent apparaître une grandeur d’âme et d’esprit, où le partage du bien domine sur le mal, mais que dans leurs propres églises. Cette croyance d’un air démoniaque a remplacé nos Dieux, puisqu’ils n’étaient pas à la hauteur de nos soucis.

Certains d’entres nous ont essayé de ce révolter, pousser par l’opposition du gouvernement en place, afin de déstabiliser le pouvoir qui règne actuellement. Des armes ont poussé comme des champignons, loin d’Hiroshima, mais proche du résultat final, offrant plus de souffrance que d’ordinaire, plus de peine et de miséreux balancés dans une révolution qui n’est pas la leur.

 

Demain, c’est le jour du marché à la grande ville plus à l’ouest, où les combats ne vivent que la nuit, commençant après le couvre feu de dix huit heures. Il y a dix ans, il regorgeait de denrées, ces salades bien vertes, les fruits juteux, du blé pour faire son pain, de la viande bon marché et tant d’autres belles choses. L’eau me vient à la bouche, mon estomac se serre, réduisant la place d’absorption proportionnelle à la quantité ingurgitée lors du dernier repas, plus maigre que les précédents pour résumer. L’importance du marché a perdu en notoriété mais s’est trouvé une clientèle plus riche, où le marché noir se propage telle la peste, obligeant les paysans à se mettre à genoux devant l’offre et la demande.

Mon oncle gère un magasin d’électroménager sur la grande avenue, il est le seul dans sa catégorie, ce qui lui assure une clientèle fidélisée, mais depuis deux ans, les affaires s’affaissent comme un immeuble en ruine. Je vais lui donner un coup de pouce le samedi, jour où il y a beaucoup de monde et la guerre a prit le temps de ses employés contre celui du travail au magasin. Il me paye généreusement au vu de sa situation financière, me disant que c’est pour aider ma mère et ma petite sœur, c’est aussi pour m’apprendre que tout travail mérite une récompense et que mon père serait fière de moi, lui qui s’est engagé dans la résistance, il y a cinq ans qu’on ne l’a pas vu, recherché comme un ennemi de l’état, mais je sais qu’il n’est pas mort, je le sens.

 

Le chef du village a parlé hier, racontant les dernières nouvelles qui lui sont parvenus de l’autre côté des collines, là où les âmes volées se réfugient pour trouver le repos vers d’autres cieux. Sa voix a vieillit depuis la colonisation de son peuple, les traits tirés par les regards qu’on lui porte, affichant son désarrois sur le visage brûlé par le soleil. Il ne sort plus de sa hutte, cette arthrite qui le tue lentement, grimaçant parfois comme pour se moquer de la douleur, la maladie l’emporte peu à peu, vers les terres sacrées de nos ancêtres. Les yeux brillant, dénués de larmes, il souffle les mots tel un sorcier prévoyant le malheur qui s’abat sur nous.

 

« Nous avons essayé tant de fois de leur parler. »

« Ils nous ont répondu autant à nos questions sans répondre à nos attentes. »

« Nos Dieux qui se sont éloignés d’eux, de nos terres. »

« Le silence de la nuit qui déchire les âmes tombées durant la bataille. »

« Les mères pleurant leur fils et leur mari. »

« Notre avenir sans lendemain. »

 

Ses paroles résonnent encore dans mes pensées, ce constat terrible de l’extinction possible de notre tribu, me fait tressaillir. Je regarde un groupe d’enfant qui s’esclaffe près du puit en terre, érigé au centre du village. Les rires qu’ils font entendre à qui le veut bien, s’envolent vers le ciel comme une prière dans le vent. La vie dévorée sournoisement par la mort, se fraye un chemin vers la joie de ces mômes qui se disputent, tout en s’amusant, une balle en peau de bête sauvage.

Une femme s’adresse au groupe, leur demandant de s’éloigner du puit, qu’il n’était pas solide et que c’était dangereux de jouer tout près. S’écartant au Sud de la demande faite par une mère, les enfants poursuivent leur combat acharné sur la boule d’épiderme.

 

J’aperçois dans le lointain de l’horizon, une chevauchée poussiéreuse de véhicules militaires. On raconte que plus au Nord du pays, les combats sont rudes et que les morts se comptent par milliers. On dit aussi que le malheur qui régnait avant l’arrivé des assaillants, avait disparut une nuit où la lumière verte s’est étalée dans le ciel.

Depuis le début des hostilités, la fin justifie les moyens et les raisons de cette guerre, combattant pour le droit à la liberté de l’individu, au respect des droits de l’Homme, ce pourquoi tant de nations revendiquent le droit à sa liberté d’expression, mais liberticide pour la mienne.

Je ne demande pas que l’on me façonne tel un misérable faisant pitié, je ne suis pas non plus cet individu que se plaint sur son sort, celui qui pense à soi est un égoïste accompli, mais je vous écris pour vous dire ce que je constate, là-bas, à mille lieux de vos soucis quotidien, votre arrogance paisible de vos dons, vous donnant bonne conscience de la misère qui règne chez moi. Vous exposer le résultat de votre financement moral, peut-être avec le regard empli de partialité, puisque je vis ce que vous lisez et les images qui m’envahissent la nuit lorsque je dors, ne sont pas descriptibles avec des mots dans votre langage.

 

Voyez cette peur qui me domine se transformer en colère, mais les seuls armes que nous ayons, sont les mots que vous n’entendez pas sur vos continents, une vérité télévisuelle de l’image informative, ces reportages qui montrent ce que l’on veut bien vous faire voir. Je voulais vous écrire pour vous faire savoir que j’existe moi aussi, sur ce monde qui ne tourne pas forcément rond, comme un ballon de rugby, où l’on ne connaît pas son point de chute.

Je rêve que mon village, mon pays, retrouve la paix d’autrefois, cette sérénité silencieuse de la mort, où la vie reprend le cours normal de son existence. J’imagine les étoiles scintillantes dans un ciel sans fumées, la lune veillant sur nos nuits et l’histoire de mon peuple serait paisible, comme la source d’une rivière naissante qui s’écoule lentement le long de son lit.

 

Je reste assis là, sur le rebord de ma fenêtre, silencieux, et je regarde autour de moi, la mort prendre vie. Je ne sais pas si la misère peut-être effacée de notre vocabulaire et de nos vies, mais je pense, même si cela devenait possible, que nous ne serions pas plus heureux pour autant, et vous ?




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Veillée de Noël ...

 
 

Les bûches terminent de se consumer dans la cheminée. Quelques ombres rougeoyantes qui veillent comme des sémaphores dans la salle à manger obscurcie.

Les effluves de crustacés baignés d’iode, de viandes rôties, de fromages affinés se mélangent aux saveurs sucrées du gâteau parfumé au chocolat… Senteurs écœurantes et refroidies qui rappellent un repas Gargantuesque à peine englouti. Au loin, j’entends des basses qui résonnent…Il y en a qui dansent encore…Ils ont dû retenir le père Noël…Je le savais, on aurait dû lui proposer de nourrir ses rennes, il serait peut être resté ! Je souris de cette fête qui se poursuit au détour d’un autre couloir, comme j’erre autour des papiers froissés, des boîtes avachies, amoncellements de brillants désargentés au milieu de la nuit.

 

J’entend, au loin, le souffle des enfants endormi, derniers trésors de cet après minuit, seuls acteurs de cette féerie. Ils dorment, en marche aux pays des châteaux de leurs rêves, et construisent des biographies peuplées de tous les héros. Un vrai petit homme, déjà, une réelle princesse funambule au pays des jouets. Demain, au petit matin, encore fébrile de l’émerveillement de la nuit, encore impatient, encore plus vivant, ils se lèveront ensoleillé des lumières de Noël. Comme le petit diablotin sort de sa boîte en ressorts, ils bondiront pour retrouver les héros de leurs imaginations, et tous les trésors encore éparpillés.

 

Je revois à l’ombre de cette table encore maculée, les regards, au hasard, d’une famille, pour une fois réunie. Elle se tient, ici, ensemble, dans l’engloutissement de toutes les gourmandises, dans les discussions de surfaces, odes au collectif des apparences. On se voit une fois, rite du repas, rite du commun. On ne se connaît pas. Normal, on est de la même famille…. Les sujets Humains dérangent. Et bien oui, si on parle trop fort, alors, on va aborder la querelle de tonton Jean, et alors…. Non ! Parlons de nos prochaines vacances, de la nouvelle voiture, du dernier match de foot…Enfin un petit résumé à l’eau de rose d’une semaine de Poivre d’Arvor matinée de pages météo et entrecoupée de quelques pages publicitaires. On dira que je suis cynique, élitiste…Sans doute. Absent, de ça, de ces débats là…

 

La bûche dans la cheminée craque ses dernières cartouches. La lumière virevolte ses derniers éclats…et je me prépare, sage et droit dans mon fauteuil. Les yeux grands ouverts et l’esprit embrumé, je veillerai sur la maison endormie, jusqu’au bout de la nuit.


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24/12/2004

Joyeux Noël à toi





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23/12/2004

MES POËTES

 

 

Sous le Pont Mirabeau

Est tombé Rimbaud

Les pétales sales

Des Fleurs du Mal

Cueillies par Baudelaire

Vomies par Apollinaire

S’éparpillent sur la Seine

Où sanglote Verlaine

 

C’est la saison que je préfère

Ma Saison en Enfer

D’une goutte de sang vermeil

J’éteins le soleil

Et j’allume les ténèbres

Merveilleuse veillée funèbre

 

En désordre mais fidèles

Ils viennent à mon appel

Mélangent leurs poèmes

Echangent leurs dilemmes

Et oublient dans l’absinthe

Les fous qui les éreintent

 

Mais ma saison s’achève

Extatique et trop brève

Ils repartent mes poètes

Ils s’enfuient de ma tête

Emportant leur absinthe

Pour une autre complainte


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20/12/2004

Doux bruit de pluie

 
 
 
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Régulière et sans hâte tombe la pluie...

Une pâle lueur veille, comme assoupie,

Alors qu'une douce tiédeur m'environne

Et que mes yeux, aux vitres de ma fenêtre

S'égarent en vagues mirages champêtres.

Insensiblement m'arrive, monotone,

Régulière et sans hâte le chant de la pluie.

 

Chant fluide qui m'environne et que je suis.

Avec ma lumière pâle et bien qu'assoupi,

Du fond de mon rêve que mollement j'éperonne,

Je l'entends et le vois... sur le bois de hêtre

Qui demain, un jour, me servira peut-être.

Un instant, je le perds au carillon qui sonne

Ce chant fluide qui m'enchante et que je suis.

 

Je l'entends à nouveau ce chant dont le verbe

O combien intarissable ! Couvre l'herbe.

Glissement continu, chuchotement infini

Le long des troncs crevassés et des ramures

Que la soudaine fraîcheur, enfin, rassure.

Douce volupté d'ouïr, chaudement tapi,

Ce piétinement sourd de la pluie sur l'herbe.

 

Parfois, surprenante et soudaine elle s'affole

Et plus bruyamment se verse sur la tôle.

Pour sa chanson nouvelle elle change de titre.

La brise, sans doute, entre les gouttes se joue

Et plus vigoureusement, les feuilles secouent !

Des lutins frappent, impatients, à ma vitre,

La tambourinent et l'inondent et la frôlent.

 

Qui donc êtes-vous qui, au dehors, peuplez ma nuit,

Ondes changeantes, étranges génies ?

Quel Maître, de moi inconnu, vous ordonne ?

Quelles rives, quelles contrées vous ont vu naître ?

Chantez et clamez avant de disparaître

Au doux feu qui crépite dans l'âtre et ronronne :

N'êtes-vous que mirages ou messagers amis ?

 

 


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19/12/2004

Joyeux anniversaire

 

 

Joyeux anniversaire

Chanson de gaieté

Mais mon cœur se serre

Une année est passée

 

Soufflées les bougies du gâteau délicieux

S’éteint la flamme des visages radieux

 

On fait la fête

Mais on devient vieux

On perd la tête

Et s’approchent les adieux

 

Coupé le gâteau en plusieurs parts

Fendus les cœurs à l’approche de leur soir

 

La gloire d’un enfant

Dans ces quelques instants

Très fier il mûrit

Se sentant plus hardi

 

Posées les parts dans les plats de chacun

Epars les sentiments en pensant à la fin

 

Malheur aux belles

Des rides apparaissent

A bas les cervelles

Les idées cessent

 

Donnés les plats aux nombreux invités

Versées les larmes mélangées aux regrets

 

Mais d’où vient la joie

A l’approche du trépas ?

Est-ce le bonheur

De tuer son malheur?

 

Englouti le gâteau avec bon appétit

Dévorée la santé avec milles soucis

 

Mon anniversaire

Est-ce que tu repasseras ?

Ou est-ce ma poussière

Que tu retrouveras ?

 

Du gâteau succulent il ne reste rien

Le bonheur vécu jamais ne revient

 

 


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18/12/2004

Ma vie est un tableau

 

 

Entre rêve et réalité

Ma vie se dessine de mille traits

Je suis en proie à un dessinateur halluciné

Qui n’a que faire de mélanger des couleurs floues,

Où d’assembler des formes sans dessus dessous

Sur un fond abstrait

 

Mais le portrait peut il être maître du tableau?

Peut il décider du bas, aller vers le haut?

Peut il construire le cadre, tenir le pinceau

Et peindre son visage comme il le trouve beau... ?

 

 

_________________

L’univers est contraire


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16/12/2004

J’écris….par toi Mivida

 

 

J’écris ma vie

A l’encre de tes envies

J’écris ma douleur

A l’encre de tes pleurs

 

J’écris mon émoi

A l’encre de tes joies

J’écris ma peine

A l’encre de tes haines

 

J’écris mes plaisirs

A l’encre de ton sourire

J’écris mes blessures

A l’encre de tes déchirures

 

J’écris mon bonheur

A l’encre de ton cœur

J’écris ma sensibilité

A l’encre de tes plaies

 

J’écris ma passion

A l’encre de tes émotions

J’écris mes sentiments

A l’encre de tes tourments

 

Si mon encre pouvait guérir

Toutes tes peines, tous tes chagrins

J’écrirai à en mourir

Ton avenir est mon destin

 



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prisonnier

Enchaîné à tous les maux de ma tendre enfance

Prisonnier entre les murs noirs de mon silence

Je me consume à rechercher une quelconque délivrance

Sans aucun espoir d’espérance

 

Des barreaux voilent mes espoirs et mes pensées

Des barreaux d'acier qui m'interdisent d'aimer

Mon âme aspire à des heures de tendres libertés

 

Dans ma morne prison j'écris de simples mots

N’exprimant qu’un superficiel écho

Ceux qui pourraient m'aider à souffler les bougies de mes maux

S’en vont mourir sur la porcelaine du lavabo

 

Je me peins dans la nuit des rêves impossibles

Je contemple des étoiles inaccessibles

 

Derrière les barreaux maudits de ma prison

Je me consume à trop contempler l'horizon

D'une vie qui meurt sur d'étranges visions

Auquel je ne donne l’importance qu’il se doit

 



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15/12/2004

Les rues assassines

Sur le pavé des rues assassines

D’anciennes courtisanes dessinent

Du bout de leurs courtes bottines

De pâles silhouettes anonymes

 

Des hommes en habits de soirée

Des femmes en capelines moirées

Dansent sur le toit des berlines

Et glissent sur l’hémoglobine

 

Les chevaux meurent sous les cravaches

Les bouchers les dépècent à la hache

Les enfants de la nuit apparaissent

Et psalmodient leur dernière messe

 

Des duchesses s’écroulent dans les tavernes

Maquillées comme les filles de grands cernes

Et soupirent dans les bras des marins

Qui les violentent à grands coups de reins

 

Sur le pavé des rues assassines

Les chandelles des jeunes nonnes illuminent

Fausses perles et diamants répandus

Tombés des corps qu’elles ont pendus


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14/12/2004

Un ciel trop lourd, rempli de béton cimenté, couleur d’u

Un ciel trop lourd, rempli de béton cimenté, couleur d’un infini horizon gris

Je traîne mes chairs, boulet, par delà de ceux-ci, ô combien pèse ma vie !

L'automne trop lourd, effeuille mes plus infimes envies

Qu'il me reste sans toi, du bout de ma survie.

 

Le vent s'est tu, est-il aussi à bout de souffle ?

Les ruisseaux se sont figés, la terre se boursoufle

Où s'en sont-ils allés nos jours d'apothéose

Et ce manque de toi, toujours en overdose.

 

Langueur infinie, pourquoi tant tu m'écartèles

Me crible l'âme de plombs, me brise les ailes

Cloué, tel un Christ, sur les pavés mon ombre gesticule

Tombé, tel un ange, dans tes filets le pauvre libellule !

 

Non, jamais l'amour n'a voulu agir en traître

Il nous a prévenus du haut de sa fenêtre

Mais il en est ainsi, l'homme aveuglé le sait

Ses pas l'emporteront vers des murs ou fossés,

 

S'il s'entête tant à vouloir, s'il s'entête tant à rêver

De ces paradis perdus qui n'ont jamais pu existé

S'il s'entête à croire, et s'il s'entête à aimer

Alors sonnera l'heure d’un bonheur insoupçonné, couronné.

 

Un rai lumineux perce l'horizon beaucoup trop lourd, beaucoup trop gris

S'éveille enfin mon cœur sous mon arbre de vie

L'automne ne restera plus aussi lourd, un festival d'envies

Caracole au firmament où tu resplendis.


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13/12/2004

ceux qui m’aimaient ont déjà apprêté le chemin…

Vivre pour qui… exister pour quoi…
Ne vivre dans la transparence que pour l’oubli de soi…
N’exister que pour souffrir…
N’exister, asservit, que pour (s’il vous plaît) vous servir…

Un jour seulement l’envie, toute bête, d’être aimé…
Rien qu’un bref instant, se sentir apprécié…
Un court moment, pouvoir crier ma haine…
De savoir que jamais, vous ne voyez ma peine !

Qu’ai-je donc fait oh grand Dieu ?
Pour être ainsi soumis bien plus de besoin.
Que n’ai-je la volonté de vous montrer au mieux ?
Que, moi aussi, j’ai mal et besoin de ce inconnu soutien…

Dans vos yeux, récurant, je n’ai droit que d’apprendre à me taire
Subir et surtout rester gai, ne pas me lamenter
Bien sûr jamais vous ne pourrez ressentir la profondeur de mon calvaire
Que me reprochez-vous, si ce n’est d’être, bien ou mal, né ?

Vous me donnez l’envie de partir tellement vite, tellement loin…

Me soustraire, si vous saviez à quel point ...
Là où ceux qui m’aimaient ont déjà apprêté le chemin…


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12/12/2004

J’AI REPRIS MES CRAYONS ... FIN



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...etc, etc, etc, etc



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... etc, etc, etc



22:07 Écrit par untel | Lien permanent | Commentaires (1) |  Facebook |

... etc, etc





20:53 Écrit par untel | Lien permanent | Commentaires (0) |  Facebook |

... etc





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J’AI REPRIS MES CRAYONS



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11/12/2004

Mélancolie de l'ennui

Le jour où ma vie sera papillon,

Le jour où ma mort apprêtera son clairon,

J’espère avoir vécu,

Car mes rêves à défaut de s’être érodés,

Ne m’épargneront aucun regret

Pour avoir mener un quotidien assidu.

 

Cela fait trop d’hivers sans voir le dégel

Tant le temps semble planer

Plongeant ma vie dans un insipide éternel,

Tant mon cœur bat au même rythme frappé

Prisonnier de quelques glaces assassines.

Mes larmes coulent sans fin en perles salines

Et je me laisse bercer par le bruit cadencé

Qu’elles font en s’écrasant sur le parquet ciré.

 

Je suis tellement

Las de ma vie rangée,

J’ai un besoin vital de changement,

Oppressante nécessité.

Quotidien

Assassin,

Habitude

Hébétude :

Mélancolie

De l’ennui...


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10/12/2004

Revenez moi

 

 

 

Revenez moi

Et reconstruisez mon univers

Que vous avez si bien su défaire

Remettez le soleil à sa place

Qui plus jamais ne me fait face

Raccrochez ces étoiles en balade

Parties pour une folle mascarade

Redessinez le clair de lune

Dégoulinant dans la lagune

 

 

 

Revenez moi

Et repeignez ma mine blafarde

Que vous avez pâlie par mégarde

Rassemblez les morceaux de mon coeur

Même si cela vous semble gageure

Réapprenez moi le bonheur

Pour me sortir de ma torpeur

Tournez la clef de mon mécanisme

Et guérissez moi de mon autisme

 

Revenez moi

N’entendez vous donc pas ma voix ?

 

_________________

Le désespoir tue (citation de Casanova)


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La mort

 

 

 

Le temps me pousse dans cette vie mensongère

Me guidant vers l’atroce cimetière

Bientôt prisonnier de la Terre

Pauvre corps, tu changeras en poussière

 

Souffle la mort sur les flammes amoindries

Gisent les corps et tombent dans l’oubli

 

Trop vite la vie est finie

Séparant les amants réunis

Que de rêves resteront enfouis

Sur Terre s’amoncellent les débris

 

Souffle la mort sur les flammes amoindries

Gisent les corps et tombent dans l’oubli

 

O mort, comment choisis-tu ?

Tu frappes insensible imprévue

Avalant riches comme dépourvus

Ne laissant que des cœurs déçus

 

Souffle la mort sur les flammes amoindries

Gisent les corps et tombent dans l’oubli

 

Aurais-je le temps de dire adieu

Avant ma chute sur le sol caillouteux

Croisse le chêne et fasse l’orgueilleux

La foudre un jour y mettra feu

 

Souffle la mort sur les flammes amoindries

Gisent les corps et tombent dans l’oubli

 

Pourquoi rester aveuglé sur mon sort

A flots couleront mes larmes lors

De l’instant ou jaillissent les remords

Ah ! Que dalle sera mon or

 

Souffle la mort sur les flammes amoindries

Gisent les corps et tombent dans l’oubli

 

Ton chemin je le prend égaré

Au loin je la vois affamée

Ma tombe, et je trépasserai

Seul j’étais, seul je serai

 

Souffle la mort sur les flammes amoindries

Gisent les corps et tombent dans l’oubli

 

 



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09/12/2004

Mamie ...Oubliée ...

 

 

Elle était là…assise dans son fauteuil …les yeux fixés sur sa fenêtre

Attendant comme chaque jour, qu’une courbe familière daigne apparaître

 

Sur son visage lacéré par les années, perle une larme habituée

Qui finira sa course comme toutes les autres ; sur son tablier qu’elle ne veut plus quitter

 

Serrant dans sa main frêle son mouchoir, qu’elle cache souvent sous son oreiller

Seule preuve de son désespoir, mais comment oublier son passé…

 

Toute sa famille trône devant elle, transformée en papier glacé

Qu’elle a disposé avec amour dans cette chambre de douze mètres carré

 

Elle a du quitter sa maison, ils l’ont placé dans cette prison,

Ses souvenirs comme seuls bagages et son miroir comme compagnon

 

Ils lui ont dit « c’est pour ton bien maman, et prend bien tes médicaments,.

On viendra te voir souvent » Mais ils n’ont pas vu passer le temps

 

Autour d’elle tout est blanc, sûrement un avant goût du voyage qui l’attend

Voyage qui assèchera ses pleurs et bizarrement fera déplacer ses enfants ….

 

En attendant elle reste là, dans son fauteuil, les yeux fixés sur sa fenêtre

Elle ne veut pas imaginer, que ses enfants l’ont oubliée...

 



18:46 Écrit par untel | Lien permanent | Commentaires (5) |  Facebook |

Au large ...

Toujours faire ce voyage,

 

Partir au bout de l’océan,

 

Retrouver ton image.

 

Effacer le temps…

 

 

Vouloir oublier ton visage,

 

Et te revoir à cet instant,

 

Debout, les yeux au large,

 

Les cheveux au vent.

 

Dans le fracas des vagues,

 

Entendre encore ta voix,

 

mélopée libre et sauvage,

 

enivrante jusqu’à l’émoi.

 

Comme un cri qui déchire,

 

Un serment murmuré.

 

Souvenir… souffrir, mourir…

 

Ou vivre et fuir la réalité.

 

Toi, l’effrontée au goût salé,

 

Loin, au large tu es partie,

 

Je n’ai pas su te capturer,

 

Soleil brûlant de mes nuits,

 

Moi, bois flotté sur la plage,

 

Blanchi d’avoir trop navigué,

 

Emporté dans ce naufrage,

 

Et sur le rivage, échoué…

 

Foutus, perdus, mes mots,

 

Papier, pas pieds…

 

Jetés, mes mots si beaux,

 

Noyés dans la marée.

 

Partir loin, sans me retourner,

 

Sous les embruns, la pluie,

 

Avancer vers toi, espérer,

 

Jusqu’au bout de ma nuit.

 

Aujourd’hui, mon seul désir,

Mon unique pensée,

 

Un jour pouvoir t’écrire,

 

Oser te dire …

 

A la lumière de ton regard,

 

A la chaleur de ton sourire,

 

Au soleil de tes vingt ans,

 

J’ai rattrapé le temps…

 

J’existe…

 


12:54 Écrit par untel | Lien permanent | Commentaires (0) |  Facebook |

08/12/2004

Sacrées Muses


 

 

 

Calliope ne veut plus, me tenir compagnie

Rester auprès de moi pour guider mes pensées.

Thalie ne fait pas mieux, elle est partie aussi

Pensant certainement qu’elle était dispensée

De me guider la plume qui trace mes écrits.

Et quant à Polymnie je la sais disposée

A mes faire ses adieux et partir loin d’ici.

Mes rimes sont orphelines de ces muses éclipsées.

Devant ces abandons je commence à me dire

Que je soupçonne un peu, Erato la trompeuse,

D’avoir montré sous cape certaines de mes satires

A moins qu’elle n’ait fait voir, à ces petites curieuses,

Mes vers un rien gaulois qui les ont fait rougir.

Et pour marquer le coup, sont devenues furieuses

En lisant ces mots crus qui semblaient les trahir,

En leur donnant à croire à une liaison douteuse.

Voilà la vraie raison qui me fait blanche page,

Le vers à moitié vide et la pensée fugace.

Comment n’ai-je pas pensé que cet aréopage,

Allait se concerter pour me suivre à la trace

Et savoir avec qui je faisais équipage

Pour nourrir de fierté leur prétention vorace.

Mais pour un rimailleur, en voilà un dopage,

C’est trop me faire honneur, de faire mes vers coriaces.


 

23:08 Écrit par untel | Lien permanent | Commentaires (9) |  Facebook |

Vous avez dit « Poète » ?

 

 

Penché sur sa feuille vierge et blanche,

Il écorche les mots de sa plume.

Verbes et adjectifs d’amertume

Ricochent d’une écriture franche.

Il se sent un poète des brumes

Qui flottent, diaphanes, sous les branches.

 

 

Trouver une rime au mot pervenche,

Faire court, mesuré et rimé,

Peaufiner ses vers, les faire aimer,

Écrire une fable, en revanche,

Se croire un poète du dimanche,

Publié en un lieu renommé…

 

 

S’escrimer sur une série d’alexandrins,

Ponctuer et choisir un bien bel hémistiche,

Embrasser les rimes comme pour un quatrain,

Et se croire le poète le plus fortiche.

Mais pondre des vers qui ne soient rien que mondains,

Sans émotion, même en terminant par « Ma biche ».

 

 

Mais,

 

Écrire comme viennent les mots,

Guidé pas ses seules émotions,

Comme un remède à ses propres maux.

Peindre une feuille, une sensation,

Respirer les parfums des ormeaux,

Vivre et partager l’inspiration.

 

 

Être un homme vrai, mot après mot…

Rien qu’un écorché de l’écriture,

Simple artisan du tendre et du beau,

Comme le maçon au pied du mur…


Ajoutée le 09/06/2004 à 09h08 par iznogood333
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18:46 Écrit par untel | Lien permanent | Commentaires (11) |  Facebook |

06/12/2004

Un havre de paix....une tombe !

Les nuages se dispersent vermillons,

Un majestueux châtaigner centenaire

Diffracte de ses feuilles chacun des rayons

Du soleil mourrant qui illumine ce sanctuaire.

Une étendue de quiétude miroite fidèlement

Le décor royal et sanguin la surplombant.

 

La lune étend son règne lactescent

Secondée par une nuées d’étoile, éclats de diamants,

Le Châtaigner se gorge d’ombre,

Et la surface immobile et sombre

Est illuminée d’un cercle d’argent

Qu’aucune onde ne perturbe poussée par quelque vent.

 

La nuit se dissipe en limbes gris,

Déchirée par l’avant-garde du jour,

Les étoiles sont soufflées une à une avec la nuit,

La lune s’efface doucement à son tour

Laissant un voile d’argent terni balayer

L’eau qui repose au pied du Châtaigner.

 

Enfin !

Ma tombe est creusée !

Toute la nuit dans ce décor divin,

J’ai creusé, façonné

Le lieu de mon repos éternel,

Je m’y allonge avec l’arrivée du soleil.

 

 



21:05 Écrit par untel | Lien permanent | Commentaires (4) |  Facebook |