14/12/2004

Un ciel trop lourd, rempli de béton cimenté, couleur d’u

Un ciel trop lourd, rempli de béton cimenté, couleur d’un infini horizon gris

Je traîne mes chairs, boulet, par delà de ceux-ci, ô combien pèse ma vie !

L'automne trop lourd, effeuille mes plus infimes envies

Qu'il me reste sans toi, du bout de ma survie.

 

Le vent s'est tu, est-il aussi à bout de souffle ?

Les ruisseaux se sont figés, la terre se boursoufle

Où s'en sont-ils allés nos jours d'apothéose

Et ce manque de toi, toujours en overdose.

 

Langueur infinie, pourquoi tant tu m'écartèles

Me crible l'âme de plombs, me brise les ailes

Cloué, tel un Christ, sur les pavés mon ombre gesticule

Tombé, tel un ange, dans tes filets le pauvre libellule !

 

Non, jamais l'amour n'a voulu agir en traître

Il nous a prévenus du haut de sa fenêtre

Mais il en est ainsi, l'homme aveuglé le sait

Ses pas l'emporteront vers des murs ou fossés,

 

S'il s'entête tant à vouloir, s'il s'entête tant à rêver

De ces paradis perdus qui n'ont jamais pu existé

S'il s'entête à croire, et s'il s'entête à aimer

Alors sonnera l'heure d’un bonheur insoupçonné, couronné.

 

Un rai lumineux perce l'horizon beaucoup trop lourd, beaucoup trop gris

S'éveille enfin mon cœur sous mon arbre de vie

L'automne ne restera plus aussi lourd, un festival d'envies

Caracole au firmament où tu resplendis.


19:24 Écrit par untel | Lien permanent | Commentaires (1) |  Facebook |

Commentaires

pourquoi les gens s'aperçoivent-ils toujours de la valeur des personnes ou des choses
une fois qu'ils les ont perdues ?

Écrit par : imagine | 14/12/2004

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