11/12/2004

Mélancolie de l'ennui

Le jour où ma vie sera papillon,

Le jour où ma mort apprêtera son clairon,

J’espère avoir vécu,

Car mes rêves à défaut de s’être érodés,

Ne m’épargneront aucun regret

Pour avoir mener un quotidien assidu.

 

Cela fait trop d’hivers sans voir le dégel

Tant le temps semble planer

Plongeant ma vie dans un insipide éternel,

Tant mon cœur bat au même rythme frappé

Prisonnier de quelques glaces assassines.

Mes larmes coulent sans fin en perles salines

Et je me laisse bercer par le bruit cadencé

Qu’elles font en s’écrasant sur le parquet ciré.

 

Je suis tellement

Las de ma vie rangée,

J’ai un besoin vital de changement,

Oppressante nécessité.

Quotidien

Assassin,

Habitude

Hébétude :

Mélancolie

De l’ennui...


21:44 Écrit par untel | Lien permanent | Commentaires (3) |  Facebook |

Commentaires

Brrr... ça donne froid, j'aime !
"Prisonnier de quelques glaces assassines"...

_________________
Parlez-moi d'amour et j'vous fous mon poing sur la gueule,
Sauf le respect que je vous dois.

Georges Brassens

Écrit par : Socque | 12/12/2004

J'ai beaucoup aimé.
Bien tournés les 3 derniers vers.

Amicalement

_________________
Ce n'est pas le chemin qui est impossible, c'est l'impossible qui est le chemin.

Écrit par : L'Etranger | 12/12/2004

... comme je te comprends untel...
texte bien triste mais qui me parle...
amitiés

Écrit par : coccinelle | 12/12/2004

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