10/12/2004

La mort

 

 

 

Le temps me pousse dans cette vie mensongère

Me guidant vers l’atroce cimetière

Bientôt prisonnier de la Terre

Pauvre corps, tu changeras en poussière

 

Souffle la mort sur les flammes amoindries

Gisent les corps et tombent dans l’oubli

 

Trop vite la vie est finie

Séparant les amants réunis

Que de rêves resteront enfouis

Sur Terre s’amoncellent les débris

 

Souffle la mort sur les flammes amoindries

Gisent les corps et tombent dans l’oubli

 

O mort, comment choisis-tu ?

Tu frappes insensible imprévue

Avalant riches comme dépourvus

Ne laissant que des cœurs déçus

 

Souffle la mort sur les flammes amoindries

Gisent les corps et tombent dans l’oubli

 

Aurais-je le temps de dire adieu

Avant ma chute sur le sol caillouteux

Croisse le chêne et fasse l’orgueilleux

La foudre un jour y mettra feu

 

Souffle la mort sur les flammes amoindries

Gisent les corps et tombent dans l’oubli

 

Pourquoi rester aveuglé sur mon sort

A flots couleront mes larmes lors

De l’instant ou jaillissent les remords

Ah ! Que dalle sera mon or

 

Souffle la mort sur les flammes amoindries

Gisent les corps et tombent dans l’oubli

 

Ton chemin je le prend égaré

Au loin je la vois affamée

Ma tombe, et je trépasserai

Seul j’étais, seul je serai

 

Souffle la mort sur les flammes amoindries

Gisent les corps et tombent dans l’oubli

 

 



20:20 Écrit par untel | Lien permanent | Commentaires (14) |  Facebook |

Commentaires

... Et moi je te dis qu'en ce moment au moins tu n'es pas seul. Tous ceux qui te lisent pensent à toi.
Je t'embrasse

Écrit par : Héloïse | 10/12/2004

Untel, je te retourne le compliment, ... j'apprécie tes écrits si tristes soient-ils ! mais non tu n'es pas seul, la preuve en est ici !
Amitiés

Écrit par : RosePourpre | 10/12/2004

Merci Héloïse Ca fais du bien de se sentir avec les autres. La solitude nous rend souvent tristes..

Merci pour cette visite. En espérant toujours tes passages.

Amicalement

Écrit par : untel | 10/12/2004

... On peut vivre en solitaire et ne pas souffrir de solitude, quand tu lances tes vers sur notre chemin, tu vois on est là à te lire. Change un peu si tu veux la dernière strophe.
Amitiés

Écrit par : floconBlleu | 10/12/2004

... Et voila le poeme sur le cimetiere !
j'aime beaucoup ton refrain !
je trouve tes mots justes et beaux, tout en simplicité tu déroules le chemin de la mort et du futur mort ... J'adore !

Écrit par : Salia | 10/12/2004

"celui qui aime croit à l'impossible" Elisabeth Barett Browing j'aime beaucoup ce poème même si je ne suis pas d'accord sur tout...


Écrit par : babeton | 10/12/2004

Bel écrit ! En fait, tout dépend de la vision qu'on a de la mort. C'est en fonction de comment on la perçoit qu'on est d'accord ou pas avec ce que tu as écrit (au moins, on sait ce que tu penses de la mort), mais comme toujours, j'ai adoré te lire, parce que tu sais interpeler avec des mots assez incisifs parfois ! Et puis, ton refrain, à la fin de la lecture, continue de résonner dans la tête...
Amicalement !

Écrit par : Nhand | 10/12/2004

Simple et beau ! Un vrai talent...
A bientôt ;)

Écrit par : Ubu | 10/12/2004

la mort untel... les corps ne tombent pas toujours dans l'oubli... voilà ce que j'en pense de la mort... mais ce n'est que mon avie...et j'ai vraiment aimé ton poème...

LA MORT


Je hais la mort, je hais la mort
Et son cortège de peines
Lorsqu’elle jette son sort
Personne ne sort indemne.

Elle déploie ses ailes noires
Comme un mauvais oiseau de proie,
A pleines serres, sans sentiment provisoire,
Inutile de serrer sa vie dans ses bras.

Elle engloutit ton ombre de son charme infernal,
Entraînant le ciel à la dérive dans son manteau ténébreux.
Démons déchaînés et orchestre fatal,
Un souffle pénible sur un ultime adieu

Ses hymnes sauvages enivrants les « fugitifs »,
Songes poignardés, rien n’est éternel...
Elle dissimule ses desseins offensifs
Et brûle la vie comme un voleur d’étincelles.

Elle chante sa plainte en semeuse de sommeil,
Moi, je clame avec démesure ma haine.
De ses froides ténèbres fait frissonner les soleils,
Le front heurtant aux vitres, hurlant ma peine

Dans la nuit où ne luit nulle étoile,
Je ferme la porte sur ma douleur,
De douloureux sourires tissent leurs toiles.
Ils sont absents mais l’amour demeure...

Ma fleur de sang, ma plainte dormante
Dans ce voyage au bout de moi
Les bouffées de chagrins me tourmentent
Je ne veux pas m’éloigner de toi.

La douleur de devoir mourir s’égare
Ecoutons ensemble le silence sévère
Mains en offrande, je m’ennuie de vos regards
Suppliant qu’on se retrouve dans la lumière.

Écrit par : babeton | 12/12/2004

;) Froide vision de la mort... et de la solitude !
Tu ne seras jamais seul si tu continues à nous enchanter avec de tels écrits !
Amicalement

Écrit par : Sweetie | 12/12/2004

Babette, ce que tu dis est vrai. Cependant, par exemple ton arrière grand père... moi en tout cas je ne pense, hélas, que très peu à lui. Ainsi il tombe dans l'oubli bien qu'il soit très un parent très proche de moi.
J'ai beaucoup aimé ton poème. Voilà deux poèmes sur la mort réunis.

Merci encore pour ta visite.

Amicalement

Écrit par : untel | 12/12/2004

... Avant la mort ! il y a la vie et il faut toujours croire aux jours meilleurs !! avec toi l'étranger

Bises


Écrit par : Mary14 | 12/12/2004

... Le poème exalte des scènes houleuses, mais quel enchantement d'être bercé ci et là, avec le rythme et le rerain générateur du souffle du poète!

Écrit par : lesmots | 12/12/2004

... Très beau poème , vraiment bien construit !
Au sein de cette belle litanie, un seul vers me semble lourd :"Ah! que dalle sera mon or", surtout l'expression"que dalle", à moins qu'il n'y ait un rapport avec la dalle de la tombe ? Dans ce cas, je dirais "Que dalle sera mon corps !" Bon, c'est une appréciation toute personnelle...Encore Bravo à toi!

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"Les couleurs diffèrent
mais nos coeurs ne font qu'un."
Li Po

Écrit par : Erre | 12/12/2004

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