03/12/2004

APPOLINAIRE selon UNTEL

SUR LE COURS MIRABEAU

 

 

Dans les rues du vieil Bruxelles je déambule seul

Le ciel bas sur ma nuque pèse comme un linceul

Combien de nuits déjà m’as-tu manqué ma reine

Sur le cours Mirabeau coule ma peine

 

Ce couple d’amoureux, ce paisible rentier

La famille, les amis j’en veux au monde entier

Comme torrent glacé charriant ses bris de haine

Sur le cours Mirabeau coule ma peine

 

Une chape d’amertume m’enrobe de son ombre

Traçant devant mon pas une perspective sombre

Comme lave en fusion dévalant vers la plaine

Sur le cours Mirabeau coule ma peine

 

Embrumant mon regard devant la cathédrale

Cette larme furtive n’est pas due qu’au mistral

Mon cœur serré déborde comme une coupe pleine

Sur le cours Mirabeau coule ma peine

 

Tous ces mots qu’en leur temps je n’ai su prononcer

Se bousculent à mes lèvres mais trop tard je le sais

En écho aux sanglots de ses vieilles fontaines

Sur le cours Mirabeau coule ma peine

 





21:25 Écrit par untel | Lien permanent | Commentaires (0) |  Facebook |

Les commentaires sont fermés.