01/12/2004

solamie

Le chemin de halage s’étire le long

Du canal qui s’enfuit vers l’horizon,

Auréolé ici et là d’ornières

Cachées entre les cailloux et les pierres.

 

Des peupliers le bordent, où bruit le vent

Dans les feuilles aux vifs reflets d’argent.

Quelques merises parsèment la ramure,

Rouges taches dans l’océan de verdure.

 

Deux libellules effleurent l’eau de leurs ailes

Comme l’archet caresse le violoncelle

Tandis que de légers papillons d’or

Voltigent et dansent formant joli quatuor.

 

Immobile, un pêcheur fixe patient,

Le frêle bouchon qui danse au gré du vent

Et se faufile parmi les nénuphars

Dont les guêpes dégustent le doux nectar.

 

Une péniche lente, au fil de l’eau glisse,

Faisant naître autour d’elle des ondes lisses

Qui viennent mourir, molles, contre la berge

Inondant les herbes sèches qu’elles submergent.

 

Hissé par l’eau qui s’engouffre indomptée,

Dans le sas de l’écluse, tangue un plaisancier

Qui sèmera au vent, dans son sillage,

Des rêves aux parfums subtils de voyage…


19:21 Écrit par untel | Lien permanent | Commentaires (1) |  Facebook |

Commentaires

:) ce poeme est tres beau

Écrit par : imagine | 01/12/2004

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