30/11/2004

Les Murs...

 

 

Je m'ennuie à vouloir,

Tout re-construire et tout détruire...

Des murs de mon ennui,

Tous ceux de ma triste vie

J'ai vu un mur à Berlin,

J'ai vu un mur en Israël

Séparant pour mieux diviser,

Séparant pour mieux régner...

J'aimerais mieux construire

Une maison avec quatre murs,

Et une porte ouverte aux quatre vents

Mais je n'ai que les murs de mon ennui

Je ne rêve pas et Berlin se construit

Avec des milliards d'Euros

Avec des millions d'allemands

Des allemands de l'Est et de l'Ouest

Mais où est passée la maison du peuple?

Elle a été détruite avec le mur

Car elle ne rapportait pas aucun argent

Car elle n'était pas rentable...

Pour notre époque de rentiers

Il existe toujours ce mur à Berlin

Ce n'est pas du béton

Mais dans toutes les têtes

Celle des Westies, celles des prolos

Un mur celui de l'ennui existe encore

Mais que dire de celui de Sharon ?

Peut être qu'Israël à de la Nostalgie

Celui de tous les Ghettos d'hier...

Celui de Venise, celui de Varsovie

Dans les têtes, il est bien solide

Ce mur de l'incompréhension

Celui de cet ennui qui nous ruine

Un mur plus solide que vous ne croyez

Le Mur solide de la différence

La différence des Classes

La différence de la religion

La différence d'avec tous ces autres

Ces autres qui vivent au delà du mur

Le Mur de Berlin, le Mur de Sharon

Le Mur Soviétique, Le Mur Sioniste

Le Mur du Ghetto, Le Mur de la Honte

Mais j'aime vivre entre Quatre murs

Avec une porte ouverte aux quatre vents

La Bêtise est plus solide que le Béton

Le Vent n'entame jamais un mur de Bêtise

Le Temps efface, le Temps détruit

Toutes les haines et tous les amours

Les Murs de Bétons redeviennent sables

Un mur de bêtise est encore bien plus solide...

 

Untel

 


 

« Cherchez moi sur les rives de la mer

Embrassant l’écume et le sel

Cherchez moi, vous me trouverez

Dans le pays de la liberté »

 

Leon Gleco

 




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29/11/2004

Tourbillon du vide, désert de l'ennui

L'encre coule tel un sang moribond d'une rivière salie,

De l'écran, miroir inconscient de notre boulimie,

Vomissant les images d'un monde que nous façonnons,

Frissons d'effroi, d’érosion d’une débile raison.

 

Ces nourritures assassines, dans l'ombre de notre faim,

Guettent les proies faciles de notre genre immaculé humain.

Envahie par un sentiment d'impuissance,

La masse happée déferle telle une vague d'ignorance.

 

Devant ces artifices, tu te prosternes à genoux,

Face à un tel supplice, je crois devenir fou,

Mais contemple à jamais les paillettes illusoires

Qui te font perdre tête comme le ferait la Gloire…

 

 

Tourbillon du vide, désert de l'ennui,

Que fais-tu petit homme du sens de ta vie ?

 


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Dans la nature nue

 

 

Dans la nature nue

Je me suis retrouvé

Dépouillé de tout trait

Par les hommes laissé

 

La chanson des oiseaux

Pour seule mélodie

La course du ruisseau

La source qui s'enfuit

 

Caresses veloutées

Au toucher de ma peau

La mousse et la rosée

Le vent, un soleil chaud

 

Pour parfum l'herbe sèche

Les aiguilles des pins

L'écorce des troncs rêches

La tiède odeur du foin

 

Dans mes yeux la lumière

D'un ciel bleu éclatant

Jouant avec le vert

Scintillant de l'étang

 

Et sur ma lèvre ouverte

Le goût du fruit des bois

Baie défendue peut-être

Mais délice d'émois

 

Dans la nature nue

Telle Adam en son palais

Dans la nature nue

Je me suis retrouvé

 

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28/11/2004

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27/11/2004

Que dire,...

Que dire,

 

...

 

Des souffrances de l'esprit

Quand elles frappent à l'aorte,

De la conscience punie

Dans la paix qui la porte.

 

Des problèmes extérieurs,

Qui comme des charognards,

Nous insufflent la peur

Puis nous plonge dans le noir.

 

Des remises en question

Quand elles se font attendre,

Tant est vaine la raison

Face à nos rêves tendres.

 

Et de ce mal profond

Qui ronge l'équilibre,

Entre c'qu'il y a de bon

Et ce qui nous enivre

 

Que dire,

 

sinon,

 

Ce besoin de crier

Que l'on ne peut rien dire,

Qu'innocents on est nés

Qu'on ne veut pas souffrir.

 

Cette envie de se perdre

Dans un cocon douillet,

Et de tous ces méandres

Se laisser purifier.

 

Ces souvenirs voraces

Qui sont un réconfort,

Quand la nuit fait une place

Dans nos coeurs aux remords.

 

Mais Quand une guerre fait rage

Et qu'elle saigne les âmes,

Elle avance et ravage

Il faut prendre les armes...

 

 


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26/11/2004

Je laisse ce soirUne inspiration venue d’un blog à voir&n

Je laisse ce soir

Une inspiration venue d’un blog à voir

 

Je laisse ce soir

 

Mes mains prendre la parole

Plonger en un cœur qui papillonne

Mes doigts sprint et composent du piano

Entre la nuque et le bas de son dos

 

Mes mains plongent dans une caresse

Sur une terre qui lui parle au travers de glaise de tendresse

Mes doigts devancent ma bouche

Qui, sur la courbe de ses lèvres s’abouche

 

Mes mains sont comme un sourire

Qui font naître entier son désir

Mes doigts réécrivent sur son corps

Une poésie de réconfort

 

Mes mains cachent ses seins

Pour son plaisir, à dessein

Mes doigts sur son buisson-ardent

Jouent le slow des amants

 

Ses mains capturent mes mains

Quand son plaisir déborde enfin

Mes doigts courent encore sur son soi

Pour que renaisse son émoi

 

Et tes mains que font-elles

Cachées sous des senteurs de dentelle ?

 

Nos mains prennent la parole ...

Sur nos corps elles s’envolent.

 


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De ces horizons

 

 

 

 

Je veux jeter l’ancre, prendre possession du feu de cette lumière

Laissant l’éternité de ces nuits immuablement amères

Pour séduire l’infini et lune fine

Fermes les yeux et tu devines… devines

Mon île déserte et ses plages divines

Matins arc-en-ciel de mon amour de soie

Eclairent ton sourire, caressent tes pas

Barrière de tes bras le protégera.

Mon cœur devient léger, léger et je songe

Jamais un regret ni remord ne nous ronge

Fermons les yeux, un instant de silence que l’on prolonge.

Que le temps qui passe ait ce tendre sourire, ton doux visage

Un trouble, au regard de l’étoile dans tes yeux, s’élève dans mon âme sage

Que mes soupirs ne me fassent faire naufrage…





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25/11/2004

De vie et de mort

 

 

 

Je l’ai cherché, je l’ai trouvé, je l’ai perdu, je le cherche encore…Ainsi se déroule l’océan de ma vie…je n’ai rien construit, j’ai toujours fui les futilités de nos vies, en marge du modèle, pouvais-je lutter encore ?

 

Et puis le calme s’abat sur la tempête, écrase mes pulsions, de vies. Me berce d’illusions, assagies. Je projette, et construit, mais…mort-vivant, je suis…est-ce cela la vie ?

J’ai cessé de lutter, perdu mes rêves dorés, appris à être aimé, c’est cela être un Homme ?

Est-ce du courage ou de la lâcheté ?

 

Quand à nouveau la houle vient me chercher, sur mon radeau bien accroché, à l’envers je lutte encore, pulsions de mort…laisse-toi aller me dis-je encore…

Suis-je lâche ou courageux pour n’avoir à mon âge que traversé des âges qui m’emmène à la mort sans décider mon sort ?

 




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24/11/2004

Le labyrinthe des soirs





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Juste une larme pêchée au fond de l’encrier


 
 



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23/11/2004

Juste une larme pêchée au fond de l’encrier



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22/11/2004

J’ai ouvert les yeux face à ce miroir de désespoir ou j’ai vu :

un gars, blessé, qui regardait. Mon dieu, quel âge a-t-il ? Peut être la vingtaine ou la trentaine, mais sûrement pas quarante ans. Il ne joue plus, il y a déjà bien longtemps. Il observe, depuis déjà trop longtemps. Il a les épaules larges, c’est ça qui est notable. Il connaît les numéros, c’est ça qui est aimable. Allo, bonsoir…Non, personne de ce nom…Excusez moi ; monsieur. Hôpital, commissariat, bars et alors… Dans la nuit qui s’abandonne, il n’y a plus d’enfant, que des grands hommes.

 

Il a 16 ans, mon dieu, qu’il est informe ! Et pourtant. Qui dirait qu’il ne prend pas le temps, ni d’être, ni de connaître. Que sa vie à plein temps, c’est réparations, et colmatages en tout genres. Que, de demain, il n’a pas d’appétit. Que sa vie c’est juste ici et aujourd’hui, sans regarder  par demain.

 

Il a 17 ans, il apprend la vie. Oubli de l’esprit. Des responsabilités, il est écervelé. Il est parti, bien lui en a pris. Amant, d’un jour, pour toujours, amour d’enfant, naïve jeunesse. Il s’enfuit, proie sans préavis. Il se dit : jamais, c’est ainsi…

 

Il à 19 ans, ça fait un bail ! Il lui a parlé, tendrement. Il l’a aimée de se donner entièrement. Elle est touchante assurément. Et puis savant, alors il avance sagement. Ainsi soit-il ! Les cloches sonnent. Mariage, remplit, utile, aux ombres des esprits cotonnés. Mariage inondé, attend …

 

Il a toujours 19 ans, déjà il ne regrette. Sans aucun doute, il y a mis du cœur, mais non, sans aucune ferveur… Où est le bonheur ? Il le sait, c’est au-delà, que se love la vie ici bas. Solennité des envies, adieu, je te retrouverai. Coucou la vie… heps ! attend moi je t’en supplie. Je vais mourir ici … Je dois lutter ! Et qui suis-je, pour de la vie attendre encore aucun merci ?


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il y a des nuits comme ça, où le jus d'orange à un vieux goût de whisky...

Il y a des nuits comme ça ou le passé vous revient en pleine gueule. Pas la peine d’essayer de dormir alors, trop de fantômes dans la tête, trop de temps à remonter, je me laisse embarquer sur l’océan des souvenirs, je me plante le canon de la déprime sur la tempe et je tire. Ça ne fait pas mal. Ça embrume juste un peu les yeux. Alors je les ferme, et je vois mieux.

 

 

Premier verre.

C’est un ciel d’hiver transparent comme la glace, et dans la campagne gelée une fille avec un prénom d’ange me parle dans un langage que je ne comprends pas. Elle partira demain pour des îles dont elle ne reviendra jamais. Elle m’embrasse, pose son index sur mes lèvres pour y coudre le silence qu’elle attend de moi, me fixe longtemps, longtemps, puis tourne les talons, s’éloigne sans se retourner, et disparaît pour toujours de l’horizon de ma vie.

 

Second verre.

Les murs sont gris. A l’intérieur des murs, une ville ou tout est vert olive. Un drapeau français flotte à côté d’un drapeau allemand. Je sors d’un char puant l’huile et le gaz oil. Lucien à organisé une sortie avec des G I retour du Viet-Nam. Je sais déjà qu’on va errer toute la nuit de bar à putes en bar à putes avec ces cons d’américains qui ne savent que beugler "hey frenchie !" On va se mettre minable, et demain, je me réveillerai avec un mal aux cheveux terrible. Encore cinq mois à tirer. Putain !

 

Troisième verre.

On partait pour la Finlande avec la vieille 4 L de Jean-Michel… à Angoulême, le moteur s’est mis à fumer. Puis à brûler carrément. On a réussi à éteindre l’incendie à coups de seaux d’eaux sur le parking d’une entreprise de transport. Mais la voiture est restée là. Nous, on est rentrés par le train. Comme des cons… Aujourd’hui, Bébert travaille dans les télécoms à Paris, Bernard est mort d’un cancer du poumon il y a cinq ans et Jean-Michel est directeur d’un centre commercial à Nice. Moi… Merde, c’est comment, la Finlande ?

 

Quatrième verre.

J’ai rencontré cette fille dans une bodega. Elle est de ce village perdu des Asturies. Elle est belle comme c’est pas possible. En moi, une voix dit « c’est elle ». Mais je ne la crois pas cette voix, c’est pas pour moi une beauté pareille. Jose Manuel m’a dit : « t’as aucune chance mec, elle est fiancée, et ici, tu sais, quand on est fiancé…prends toi plutôt une cuite. J’ai pris une cuite. Surtout quand j’ai vu la carrure du fiancé.

 

Cinquième verre.

Le téléphone a sonné. C’était Frédéric. Il a dit : « je sais qu’il est tard, mais ça vous ennuie si je viens ? » Dans sa voix, il y a avait quelque chose… j’ai dit : « mais oui, viens, bien sûr que non, ça nous dérange pas ! » Et il est venu. Quand j’ai ouvert la porte et que je l’ai vu, là, j’ai compris que c’était grave. Il a juste dit : « papa s’est pendu aujourd’hui ». Je l’ai pris dans mes bras, ma femme s’est mise à pleurer. J’ai eu la phrase la plus con du monde : « tu vas rester manger… » On a mangé, on a bu, on a même réussi à plaisanter. Et puis, il est resté dormir chez nous. Quelques mois. Il a fait les papiers qu’il faut, et il s’en est allé vivre loin, très loin, de l’autre côté de l’océan. Depuis, quand je passe du côté de la maison qui était la sienne, j’arrête le camion, je m’avance jusque devant le portail, je fume une cigarette en silence, et puis je reprends ma tournée…

 

Sixième verre.

Sur la scène il y a un type tout en noir avec juste une guitare, dans un rond de lumière. Il pose un pied sur une chaise, met la guitare contre son cœur et commence à jouer. Sa voix s’élève, grave, rauque, chaude, c’est la voix d’un combattant, d’un révolté, c’est la voix d’un poète, c’est la voix de l’Espagne, celle qui a chanté la liberté perdue des exilés, celle qui traîne encore aujourd’hui des regrets de république, celle par qui s’expriment Rafael Alberti, Jose Agustin Goytisolo, Luis de Gongora, et même Georges Brassens… C’est la voix de tous ceux qui ont dit, qui disent et qui diront non à l’oppression. Et quand à la fin du spectacle Paco Ibañez salue la salle qui s’est levée toute entière pour l’acclamer, le monde est différent. Pas meilleur ni plus beau, non, différent. Humain.

 

 

La bouteille est vide.

Les premières lueurs de l’aube, déjà…

Je ne me sens pas bien, mal au ventre. Je vais me coucher.

Et puis j’ai trop bu de jus d’orange


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21/11/2004

La route du vent mène à l’Alyzée





 







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20/11/2004

 A l’ombre du pêchéAssis près du bûcherJ’attend

 

A l’ombre du pêché

Assis près du bûcher

J’attends la dernière sentence

Puis l’éternel silence

La dernière brise effleurant ma joue

La dernière femme qui me rendra fou

 

Tapis dans les ténèbres

Avec pour oraison funèbre

Le bruissement des feuilles d’automne

Le dernier cri d’une vie trop morne

L’oiseau fuyant son nid dans l’arbre chauve

Une ultime pensée à un secret d’alcôve

 

A l’ombre de l’hérésie

Dans l’antre de ma folie

J’attends l’heure qui portera

Le coup fatal laissant en émoi

Ceux qui sans relâche défendent la justice

Mais de mon meurtre je me ferai complice

 

Souffle les nuages allume les étoiles

Ce soir mon Dieu je vais hisser les voiles

L’heure de la victoire a sonné mes ennemis

Car c’est aujourd’hui que je vous rendrai ma vie

Et après quoi ? Je vendrai mon âme au plus offrant

Je ne veux plus souffrir de la misère du temps


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19/11/2004

Je suis tombé en cet automne


 



J’ai trébuché sur la branche de cet automne

Chutée de la cime de l’arbre de la vie

Je traîne comme ces êtres qui ce disent « hommes »

Ceux qui se complaisent et ceux qui se renient

 

Je suis tombé dans ce triste automne

Pas comme chutent graines et fruits

Mais telle une feuille qui tourbillonne, tourbillonne, ...

Encore et encore, sans déranger, frôlant le silence, sans faire de bruit

 

 

Je me suis effondré en, ce pluvieux, automne

Saison remplies de toutes les tragédies

Je suis tombé quand tout encore dans un dernier souffle, frissonne

Et qu’agonisent les folles passions meurtries

 

 

Je suis tombé en cet automne

Où les basiliques, les morts, prient

Je suis tombé et le glas sonne, glaçant l’anémone

En cette époque que je maudis, que je bénis

 

 

Je me suis affalé dans cet automne

Le souffle glaciale déchirant nos nids

Je suis tombé sans fin et… pour les hommes

En bas, c’est la mort où la vie !

 

 

Je me suis effondré en cet automne

Mais cette morte saison est un sursis

Car si j’ai chu, je me console

C’est sur un lit drapé de douce mélancolie

 

 






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18/11/2004

Pas à pas

Dans chacun de mes pas se dessinent les plis,

Des rythmes endiablés de mes fuites inutiles,

Des chocs incongrus de mes envies futiles,

Comme glissades hors du chemin de la vie

 

Dans chacun de mes pas vers demain,

Roulent les coups de poing du passé,

S’ourlent les blessures répétées,

Comme pieds de nez face au destin,

 

Dans la valse de mes pas,

Se créent les tumultes ardents,

Naissent les silences apaisants,

Comme invités qu’on attendait pas,

 

La route tournoie sous mes pas à pas,

Sans guide, j’erre sur tous les rivages,

Quitte la lumière, et la terre des sages,

Perdu, je suis étranger en ce pays là.

 

 



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16/11/2004

La voie la plus facile, le chemin pavé d'or de nos contes d

La voie la plus facile, le chemin pavé d'or de nos contes d'enfants s'obstine à m'éviter !

A moi les rocailles tortueuses ou s'accommode l'esprit de l'être humain

Point de paroles quiètes ni de refuges gratuits, je les paye voyez vous mes choix !

Ouvrant les yeux malgré les apparences !

Le coeur percuté au moindre revirement; incertain souvent et pourtant !

Je navigue imprudemment car la prudence m'endort et inonde trop de monde !

Paraissant impudique, mais simplement bénévole ; on ne me surnomme pas,

Le désordre est mon lit et je m'y entoure de plumes d'aigle avec lesquelles je peins

Tous les désaccords, toutes les réticences et mes profonds remords

Si je ne suis qu'un mirage, qu'une brise de passage dans les filets du déclin

Qui pleure doucement, en levant son fleuret, garnement au nom de douceur

Je ne veux hésiter à planter mon épée dans un refrain sans vie qui étouffe et respire

Entretenant la foule dans sa nasse ajourée, ajournée, recroquevillée en bloc

Convention, pacte; traité, vous n'aurez pas la valeur, le mince filet de saveur

Que concilie la droiture d'une décision juste, estimable ; harmonisée et toisée

Faisant mourir les sirènes, et applaudir la voix de celui qui ne craint pas le risque

Et le poids délicatement incomparable de fierté légitime de l'audace exprimée

En acte, en paroles, en caresses marbrées de tendresse, en voyance et mépri

S'entourant de hardiesse et moissonnant hélas les rancoeurs, de la cellule, de la ville

Des enfants agités et des parcours brisés, enfreignant cette ordonnance

Je me délecte à chanter seule et amuse, et fais rire, on ne me nomme pas !

Je ne suis pas tellement là, je suis le cri au bord du chaos, qui recueille la feuille

Et la revêt de guirlandes, j'éparpille des mots qui voudraient bien savoir, enfin juste savoir !

La rebelle est curieuse et pas toujours présente, pas comme on le lui demande

Et se bat et achève sans conventions et sans précautions pour sa propre vie, quérir !

Toujours au présent, je choisis la rude morsure de l'appel encourageant mais si loin !

De l'appel du soutien qui pourrait me continuer, il suffit, il suffit de si peu et de tant !

Je décroche l'étoile et la tend au visage, au coeur, à l'âme des perdus de tout genres

Je disparais dans le voile déchiré de ma percée niaise et maladroite

Espoir indéniablement enfantin, je désire des concessions, des refus, des options

Opinions favorables, ou funestes prétentions, mais pardieu des attentes ! Des visées

Que le temps utilisé ne nous broie sans pourfendre notre avancée stupidement aveugle

Moi ; un peu fatiguée de tout, comme seuls peuvent l'être ceux qui ne souffrent pas du rien

Je sème quelques phrases sans importance, croyance maladive des esprits embrumés

Qui optent pour l'éveil et s'endorment pourtant, je me promène, je flâne, j’avance ;

Et quelquefois, je danse !

 


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15/11/2004

Indéfini énergie sublime


 

Source de vie puissante, rue sur les cloisons de l’esprit,

Des ses prisons d’abandon, elle s’est nourrie,

De ses flots d’évidence, elle déferle, magnifique,

Dans des cornes d’abondance, rêve fantasmagorique,

 

Indéfini énergie sublime, ourlée de douleurs assagies,

Elle noie les pleurs, les doutes et les zébrures perpétuellement remplies,

Elle puise les forces d’effroi comme l’eau d’un puits,

Source claire, océan immense d’espoirs inédits,

 

Plus de questions, plus d’hier, plus d’avant,

Plus de larmes, plus d’apitoiements, plus de gémissements.

S’ils reviennent prochainement, demain, alors en attendant,

L’éclat des perles de pluie édifiera ce présent,

 

Foi nouvelle, comme écroulée du ciel,

Muant une inspiration essentielle,

Atelier à rêves à devenir réels,

Les désirs libertins, ici s’amoncellent,

 

Qu’un peu de volonté,

De courage d’aimer,

Si, j’ose d’adorer,

De générosité de créer,

D’humilité, obscur, d’écouter,

Pour, définitivement, accepter

Cette, vraie, vérité.

 

 


 




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14/11/2004

Quand Clara s'en remet à l'écrit, cela donne ceci:

 

 

Dans le puits enfoui de mes détresses,

Résonnent les cris des amours impossibles,

Se lovent les blessures de l’éternelle jeunesse,

Dérivent les perles des joies indicibles.

 

Au cœur de mon imprenable forteresse,

Se cognent les torrents puissants de vie,

Souffrent les mots ourlés de maladresse,

S’éreintent les mélodies fantômes de l’oubli.

 

Derrière les masques protecteurs de l’âme,

Se terrent les éclats généreux de lumière,

S’écoulent les poisons des vieilles lames,

S’égrènent les passions en pluie de poussières.

 

Aux violences sans pudeur, je me suis brûlée,

A la terreur acculée, je me suis livrée,

Sans un cri, j’ai cousu mes paupières.

 

Sur le fil ténu de mes rêves dérisoires,

J’interpelle le destin et mon histoire,

Tresse sans fin des mots à mes désirs fanés.

 

Je m’écorche les doigts à charrier ces pierres,

Mes mains se crevassent du sel des larmes amères,

Mes ongles se brisent à ces vagues sans espoir.

 

 

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Sur un fond azuréen

Un astre éclatant de sa parure, des rayonnements qui luisent,

Dorant l'âpre cime du crépuscule, de sa chevelure d'écume ;

Au lointain irisant encore par ses hautes vagues qu'on exhume

La mer sans frontière, commence là, où le monde agonise.

 

 

C'est l'obscurité, où le mystère garde son emprise,

Gardant le silence, l'homme est retourné, dans la brume,

Le dernier train du soir, ébranle ses pensées, qu'on inhume,

Au vaste tumulte des flots tourmentés, des vagues grises.

 

 

Des plaines crépusculaires, du fond des précipices, où tu t'enchaînes,

Des rumeurs et des Cris s'élèveront, des lointaines plaines,

Cheptel d'humains perdus, pauvres troupeaux d'épouvantails,

 

 

L'horizon tout entier, ornera de votre ombre,

Un soleil moribond, sur un firmament encore sombre,

Condamnant son front d'or, de son pourpre corail,

 

...


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12/11/2004

Silence

 

 

Pendant que le silence enveloppe la terre,

Couchant le noir manteau de la nuit par-dessus,

Je vais par des chemins passés inaperçus

Aux yeux de ceux qui n'ont pour voir que la lumière.

 

Et alors que j'avance parmi les conifères

Avec juste le ciel prés de moi suspendu,

J'aperçois l'océan qui pour l'heure s'est tu

Déposer son écume partout dans l'atmosphère,

 

Pour qu'enfin les étoiles, mortes depuis longtemps

Se paillettent à nouveau de gouttelettes blanches

Et aillent se poser doucement sur les branches

 

Comme autant de flocons quand la neige descend.

Le silence dés lors à nouveau plein d'éclats,

Je dors enveloppé à jamais dans ses draps...


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un regard sur le monde, et je retourne au lit

Hier au réveil j’ai regardé le monde

Et j’ai découvert ces choses immondes

Ces gens imbéciles qui nous entourent

Ces actions débiles à la lumière du jour

 

J’ai fermé ma fenêtre, oublié l’oiseau mort

Abattu d’une balle on appelle ça du sport

J’ai saisi le journal et en première page

Au Proche Orient un nouveau carnage

J’ai lancé mon journal allumé ma télé

Et je me suis avalé leurs débilités

On cherche une star chez ces grands enfants

Les gens veulent du rêve et je les comprends

J’ai latté ma télé et j’ai sorti mon chien

Pour promener près de la rivière, des papiers, des putains

Je les ai regardées déçu même pas de quoi se rincer l’œil

Toutes les putes aujourd’hui fond un peu la gueule

J’ai envie de cracher mais je garde mon mollard

Pour l’espèce d’enculé qui récolte leurs dollars

J’ai regardé vers la ruelle et j’ai vu un noir

Se prendre des coups de truelle par une bande de connards

Il était sans doute un peu trop sombre

Pour que ces abrutis le tabassent dans l’ombre

J’ai appelé les flics, pas le temps y a un défilé

On se fait pas agresser un quatorze juillet

Je l’ai emmené à l’hosto évité les manifs

Et on s’est heurté aux problèmes d’effectifs

Alors je suis rentré chez moi, j’ai ouvert la fenêtre

Enterré le petit oiseau au pied d’un grand hêtre

Emballé dans du journal, avec la première page

Tout au fond du jardin loin de la haine, de la rage

J’ai maté la télé, jusqu’au milieu de la nuit

Je commençais à bailler sur les coups de minuit

Alors je suis allé me coucher, pour fermer les yeux sur le monde

Au milieu de mes couvertures y avait même pas de bombe

Pas de proxénète caché dans mon armoire

Pas de gens pas tout nets qui tuent dans le noir

J’ai retrouvé un dessin, un poème, une chanson,

Et j’ai rêvé de toi sous mon édredon


00:46 Écrit par untel | Lien permanent | Commentaires (5) |  Facebook |

11/11/2004

La caresse d’une larme...

 

 

Laisser couler

Laisser insinuer

L’abîme des sentiers

Marquer l’ornière

Des pas passagers

Des empreintes soulignées

 

Tatouer le visage

Chiffonner les images

Tracer les âges

D’éphémères images

Des rives de nos pèlerinages

Dans lesquels nous abandonnons tous bagages


21:50 Écrit par untel | Lien permanent | Commentaires (3) |  Facebook |

Il est affreux de voir revenir avec des couleurs d'avenir tout ce qu'on détestait dans le passé.Rostand (Jean)




20:01 Écrit par untel | Lien permanent | Commentaires (1) |  Facebook |

Sang titre



10:09 Écrit par untel | Lien permanent | Commentaires (2) |  Facebook |

10/11/2004

Novembre, ...

 

Novembre

Seigneur gris, ténébreux

D'un jeté magistral

Etends ta grande cape noire

Qui claque au vent...

 

Les branches mises à nu s'affolent gémissantes

Sous tes durs assauts et tes puissantes bourrasques

Les arbres ont entamé la plainte lancinante

De leurs troncs balancés par tes soudaines frasques

 

Dans un ciel obscur se poursuit un défilé

Interminable de voyageurs qui se hâtent

Emplissant l'espace de formes étirées

De monstres infernaux aux innombrables pattes

 

Tu souffles, Novembre, des envolées magiques

De feuilles déjà mortes, recroquevillées

Qui renaissent dans un tourbillon fantastique

De volutes folles aux teintes mordorées

 

Sur les sentiers humides crissent et craquettent

D'éblouissants tapis de parchemin froissant

Tes rafales de pluie laissent à la fenêtre

Le spectacle géant de tes coups obsédants

 

Dans la cheminée dansent des flammes en fête

Et crépite le bois du plus beau feu de joie

Un crépuscule froid, sombre a donné l'alerte

Les portes se ferment, la nuit est déjà là

 

Et Novembre,

Seigneur gris, ténébreux

D'un jeté magistral

Etend sa grande cape noire

Qui claque au vent...




19:12 Écrit par untel | Lien permanent | Commentaires (2) |  Facebook |

09/11/2004

Prendre l'âme

Si la pluie pouvait

Laver l'âme

De ses déchets

Des souvenirs persistants

Bien qu'amoindris par le temps

De l'ennui angoissant

Qui saborde le sang

 

Si la pluie pouvait

Vider l'âme

De ses méfaits

Dissoudre le noir abcès

Des ratages du passé

Les faux airs d'allégresse

Aux signaux de détresse

 

Si la pluie pouvait

Prendre l'âme

Et ramener

L'imaginaire en errance

Aux détours de la conscience

J'emplirais mon calice

De son eau salvatrice

 

Et si la boire pouvait

Remplir l'âme

Du mot Aimer

Alors Oui

Je survivrais !


20:00 Écrit par untel | Lien permanent | Commentaires (2) |  Facebook |

08/11/2004

J'ai vu Dieu

J’ai vu Dieu dans les yeux, d’un mendiant oublié
Qui me tendait la main, demandant à manger.
J’ai vu Dieu dans le cœur de l’enfant en colère
Qui criait révolté contre ses père et mère.

J’ai vu Dieu dans les yeux de ces nombreux croyants
Qui prient , parlent de lui, au passé, au présent.
J’ai vu Dieu dans le cœur, de cet homme condamné
Qui demandait seulement quelques miettes de pitié.

J’ai croisé Dieu un jour, au détour d’un asile,
Il habitait le cœur de ces malades fragiles.
Je l’ai vu aujourd’hui assis au bord de l’âme,
De cet homme que l’on juge, car il aime son semblable.

C’est en chacun de nous, les petits et les grands,
Que Dieu a pris sa place, attendant patiemment,
Que le cœur de tout homme, lui donne enfin un jour,
La place qui lui revient, dans la Paix et l’Amour.

 

http://www.mespoemes.net/marie/                                                                  

illustration V.G.





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07/11/2004

1278858007



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