14/11/2004

Quand Clara s'en remet à l'écrit, cela donne ceci:

 

 

Dans le puits enfoui de mes détresses,

Résonnent les cris des amours impossibles,

Se lovent les blessures de l’éternelle jeunesse,

Dérivent les perles des joies indicibles.

 

Au cœur de mon imprenable forteresse,

Se cognent les torrents puissants de vie,

Souffrent les mots ourlés de maladresse,

S’éreintent les mélodies fantômes de l’oubli.

 

Derrière les masques protecteurs de l’âme,

Se terrent les éclats généreux de lumière,

S’écoulent les poisons des vieilles lames,

S’égrènent les passions en pluie de poussières.

 

Aux violences sans pudeur, je me suis brûlée,

A la terreur acculée, je me suis livrée,

Sans un cri, j’ai cousu mes paupières.

 

Sur le fil ténu de mes rêves dérisoires,

J’interpelle le destin et mon histoire,

Tresse sans fin des mots à mes désirs fanés.

 

Je m’écorche les doigts à charrier ces pierres,

Mes mains se crevassent du sel des larmes amères,

Mes ongles se brisent à ces vagues sans espoir.

 

 

23:18 Écrit par untel | Lien permanent | Commentaires (0) |  Facebook |

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