10/11/2004

Novembre, ...

 

Novembre

Seigneur gris, ténébreux

D'un jeté magistral

Etends ta grande cape noire

Qui claque au vent...

 

Les branches mises à nu s'affolent gémissantes

Sous tes durs assauts et tes puissantes bourrasques

Les arbres ont entamé la plainte lancinante

De leurs troncs balancés par tes soudaines frasques

 

Dans un ciel obscur se poursuit un défilé

Interminable de voyageurs qui se hâtent

Emplissant l'espace de formes étirées

De monstres infernaux aux innombrables pattes

 

Tu souffles, Novembre, des envolées magiques

De feuilles déjà mortes, recroquevillées

Qui renaissent dans un tourbillon fantastique

De volutes folles aux teintes mordorées

 

Sur les sentiers humides crissent et craquettent

D'éblouissants tapis de parchemin froissant

Tes rafales de pluie laissent à la fenêtre

Le spectacle géant de tes coups obsédants

 

Dans la cheminée dansent des flammes en fête

Et crépite le bois du plus beau feu de joie

Un crépuscule froid, sombre a donné l'alerte

Les portes se ferment, la nuit est déjà là

 

Et Novembre,

Seigneur gris, ténébreux

D'un jeté magistral

Etend sa grande cape noire

Qui claque au vent...




19:12 Écrit par untel | Lien permanent | Commentaires (2) |  Facebook |

Commentaires

Et oui ! Bien vu, fin de semaine, Val se ramène...
Mais Val ne fait pas le pont, elle se permet juste de modifier ses horraires ;o)
bizz

Écrit par : Val | 10/11/2004

On peut faire de l'humour ? Parce que le proverbe le dit ! ;~)))
...Que neige en novembre,noël en décembre.
Oui je sais,je suis parfois très lourde
douce nuit à toi

Écrit par : Bad' | 11/11/2004

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