30/10/2004

 Engoncé dans un trois quartCol relevé, protégeant l

 

Engoncé dans un trois quart

Col relevé, protégeant le cou de la meurtrissure du froid hivernal

Il pourfend un vespéral brouillard

Le journal sous le bras

L’horloge sonne les matines, cadence sa marche spartiate

La bruine ne laisse qu’un étroit boyau devant chaque pas

Engloutissant toute perspective, derrière chaque empreinte passée,

Gobant l’éclairage du dernier néon traversé

Son intention est de trancher cette nouvelle journée

 

Le corbeau chante son traditionnel hommage ;

Le coq lance son traditionnel hymne à l’ouvrage ;

L’hirondelle se prépare pour un autre voyage ;

Le soleil ne se lève que de mauvaise grâce

 

Sur le quai de la gare,

Il est déjà au rendez-vous de ce soir

Une romance que ne peut assassiner les dernières anales

Dans lesquels son regard se perd sur un érotisme arrosé de satin ivoire

Baigné dans l’encens d’une jouissance qu’il voudra sidéral

La chandelle se consume cadencée par cette journée qui n’en fini pas




22:10 Écrit par untel | Lien permanent | Commentaires (1) |  Facebook |

je n'suis qu'un sale gosse

Je n’arrive pas à dormir

Moi, je pense, je pense…

(donc, je devrais être...)

Ça doit être ça,  l’cafard...

Je trouve même que mon père il était bon type dans le fond,

des fois,...

de temps en temps quoi................................

.........................................

Pourtant, c’est lui qui m’a foutu ici...



18:44 Écrit par untel | Lien permanent | Commentaires (2) |  Facebook |

29/10/2004

Panoramique sur le long du caniveau de l’avenue

 

 

 

 

PETIT MATIN, pastel de Marcel GAGNON

 

Action

 

Une fine pluie automnale se déverse encore

À quelques pas de moi ; le pub

Se vide de dernière ombre dissimulée

Qui s’esclaffent, de leurs caractéristiques railleries et parlent trop fort 

Beaucoup trop fort  ...

 

Travelling arrière sur

 

Les lampadaires au bout de la rue.

Qui ombrent quelques érables, faux platane

D’une lumière jaunâtre et faussement venue

Près du grand parc et de ses voisinages

Où les bruits sont inondés de brume ; reliquat vaincue

 

Arrêt sur

 

Un long silence s’installe alors

Et je t’attends comme convenu

Dans une angoisse presque sonore

Une anxiété juste contenue

Qui font battre mon cœur bien plus fort

 

Une heure s’écoule en continu

Minuit résonne à l’horloge du port

Des pas, soudain, en bas de ma rue

Sonnent, s’approchent au-dehors

Mon cœur s’affole, es-tu venue ?

 

Zoom arrière

 

Une ombre diaphane et incolore,

Une femme à la taille menue

Marche vers moi et s’approche encore

Est-ce bien toi qui avance de façon ingénue ?

Est-ce toi ? Mon rêve ? Mon trésor ?

 

Femme, Amour, tu m’es revenue

À ton cou pend ce Christ d’or,

Serment partagé. Douce idée impure,

Viens, que, contre moi, vibre ton corps

Que reviennent nos pensées émues…

 

Femme, aime-moi jusqu’à l’aurore

Découvrons ces mondes inconnus

Oublions à jamais nos remords

Frissonnons du plaisir d’être nus

Et de cet amour qui nous dévore.

 

La nuit, recouverte par les nues,

Résonnera des mille trésors

Que tes mains douces et ingénues

Explorent et découvrent encore

À l’envi de chemins inconnus.

 

Arrêt sur image

 

The end...




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28/10/2004

Tant de Questions ...

Aujourd’hui ! Quel est le résultat de ma biographie ?

Négative, positive ou ... à demi accomplie ?

Aurais-je bien réalisé ?

Ai-je opté pour les bons choix ?

J'aurais peut-être dû faire celui ?

Si j'avais su, j'aurais, peut-être, fait cela !

 

Y a-t-il des rêves, des désirs mis en réclusion ?

Derrière la porte close de la frustration ?

De l'amertume et des regrets refoulés ?

Dans quelques recoins obscurs de ma pensée ?

De la tristesse ou des larmes, ou les deux ?

Accumulées derrière le cristallin de mes yeux ?

Des rancunes, des secrets, des déboires,

Cachés dans les profondeurs de ma mémoire...

 

Y a-t-il des gestes que je ne referais plus ?

Des gens que j'éloignerais de mon destin, de ma vue ?

Des situations que je contournerais ?

Des erreurs auxquelles j'échapperais ?

 

Si je pouvais recommencer demain !

Es-ce que j'emprunterais le même chemin ?

Essaierais-je de déjouer mon propre destin ?

 

Lorsque la mort me tiendra par la main !

Es-ce que je crierai le coeur léger: " Non, rien de rien, je ne regrette rien".

Ou es-ce que je murmurerai: " J'aurais donc dû"... en vain !!!


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27/10/2004

Désir



De la naissance, de la courbe, de ton dos; à l'indéfinie sensualité de ton cou

Quel ténébreux chemin emprunte ma caresse dans sa recherche de maraude

Attisant les frissons d'un lourd désir, t’emmenant dans les délices qui rôdent

Et une chair qui invoque une extrême extase, la rendant prête à tout !

 

Dans l'archipel de nos amours, sur une vague de bonheur ;

La gourmandise de ta peau, l’étincelle de tes yeux, l’ocre de ton visage,

M’encouragent chaque crépuscule dans un lumineux pèlerinage

Pour concevoir, sans fin, les traverses inviolées de ton cœur.

 

Naviguant sans répit, entraîné par le ressac et par vagues de caresses

Je suis cet explorateur avide du galbe velouté de tes seins

Où les tétons fièrement dressés me montrent, coquins,

Une éternelle exigence, remplie de sensualité et de tendresse.

 

Nous gravissons, à l’unisson, dans le refuge de notre silence ;

Sans escale, le sommet, interdit, du plaisir

Et nous sentons en nous un torrent, de jouvence, rejaillir.

Celle que le poète appelle jouissance

... et dans la qu’elle nous prêtons allégeance.









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26/10/2004

Pourquoi, aurais-tu su?

 

           Tu n’as pas su…

Qu’au fil des jours, au long des soirs,

Lorsqu’il est seul, le temps s’enlise

Dans le silence des trottoirs,

Sur les yeux des façades grises.

 

           Tu n’as pas su…

Combien les rues et ses passants

Semblaient n’avoir aucun visage,

De simples corps séchés de sang,

Crevés de vie, fatigués d’age.

 

          Tu n’as pas su…

Qu’il n’est qu’un lieu pour espérer,

Un toit feutré, une herbe sage,

Où il fait bon se retirer,

C’est la blancheur de cette page.

 

          Tu n’as pas su…

C’était trop loin. Sans sourciller,

J’avais perdu ma seule rose

Ne sachant à qui me confier,

Ainsi la vie se décompose.

 

          Tu n’as pas su…

Que le profond de l’océan

N’a pour l’amour aucun scrupule

Et disparaît en ce néant

L’âme éthérée du crépuscule.

 

          Si tu savais…

Ce qu’est le mot qu’on attend plus,

Ce qu’est le vide qui s’allonge,

Être quitté sans un salut,

Si tu savais le temps qui ronge…




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25/10/2004

Dans tes yeux, le regard de ce chat, avec toute son indépendance féline

 

 

Pitié, indomptable féline ! Mon cœur est ta proie.

Jette le dans le brasero de tes caresses pour qu’il n’ait plus froid

Ou arrache-le pour qu’il ne murmure plus ton nom dans ma poitrine

Pour qu’il ne dessine ton charme sauvage et tes yeux au feu ravageur, Ô féline !

Ruisselle sur mon corps comme des gouttes de sueur

Où coule sur mon visage telles les larmes de douleur

Soit pour le harem, mes amourettes d’antan, une sultane

Et danse au rythme ‘Oriental – Andalous’ de mes palpitations comme une gitane

Des mains, dessine des corps. Des pieds, dessine d’autres corps.

Et du corps, raconte des histoires sur la vie et sur la mort.

Un corps nu, comme les arbres en automne, couvert de pétales

Qui s’exhibe, délicieusement, malicieusement, au rugissement des rafales

Les seins fermes que cachent tes cheveux longs et le cou, finement dessiné, sous un châle

Et dans l’œil se mirent des étoiles frémissantes et une lune pâle.

Un corps embaumé du parfum mortuaire de la pré-naissance, cette ultime demeure – l’autre maison

L’odeur des arbres, des hommes et de la terre labourée à l’arrière saison !

Serait-ce le paradis, où je goûterai à tes délicieux fruits

Sempiternellement, et sans m’en lasser, jour et nuit ?

Serait-ce un enfer, qui prend racine au tréfonds de moi, et ses flammes me brûlent

Pour que mon corps se purifie, se pétrifie et devienne d’infimes particules ?

Il n’est plus d’enfer, ni de désir insatisfait

J’ai goûté aux enivrants vignobles, ton lait, tes lèvres arôme fraise, à ton chocolat et café…

Le paradis, Ô féline, est-ce une nuit dans ta forêt ou ta savane

Ou est-ce, Ô princesse du désert, dans ta litière, sur la « route ‘disparue’ des caravanes » ?

Pitié, indomptable féline, sois l’étreinte suffocante du tombeau ou le câlin du berceau

Recolle le puzzle de ma vie, ou fais-en d’atomiques morceaux!


Prométhée







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24/10/2004

Naissance de "Enraciné dans ses souvenirs"

 

Huile sur toile 100 x 150

 

 




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18:30 Écrit par untel | Lien permanent | Commentaires (1) |  Facebook |

Aujourd’hui, Imagine, des excuses venues des tréfonds de mon moi

 

 

J’écoute le violoncelle, joué par le vent

Dans le creux de l’oreille, il me raconte

Les nouvelles de bonheur d’antan

Des vies traversées, dévoilées, sans pudeur, sans honte

 

Un murmure voulant me redonner espoir

Dans l’éphémère de l’histoire de l’homme

Dans des rêves, des inaccessibilités, en somme

Dans lesquelles, je devrais m’apercevoir

 

J’écoute et je me passionne pour ce chant

Je ne sais si une faille s’entrouvre en moi

Si aujourd’hui répond à un manque

Que l’inconscient enterre aux tréfonds de soi

 

Mais mon être se sensibilise

Au son de l’air bercé par sa voix

Les cicatrices se comblent, encombrant mes effrois

Les yeux clos, je savoure, pour la première foi, sa bise

 

Douce pression, tendre caresse

Une larme coule aux souvenirs de tant de tendresse

J’étais le charmant enfant, rempli de passion

Je fus cet être n’écoutant que ses propres oraisons

 

Dire qu’il a fallu juste le son d’un violoncelle

Pour me redonner l’espoir, la plume, le pinceau...


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1278858007



16:38 Écrit par untel | Lien permanent | Commentaires (0) |  Facebook |

Les arbres ont allumé leurs lumières rouges et le ciel c'est délavé de toutes couleurs

 

 

Il pleut des feuilles

Qui emportent

En elles l'amer des écueils

De longs regrets

Des amours mortes

Il pleut des feuilles

Devant ma porte...

 

Il pleut des feuilles

Qui se rouillent

Aux lourdes gouttes de mes deuils

A l'eau salée

Aux pluies qui mouillent

Il pleut des feuilles

Sur les gargouilles...

 

Il pleut des feuilles

Qui s'accordent

En un ballet froid qui s'effeuille

De pas croisés

Et de discordes

Il pleut des feuilles

Qui se tordent...

 

Il pleut des feuilles

Qui redorent

Les pages nues de mes recueils

Tant de secrets

Trop de remords

Il pleut des feuilles

Sur mes aurores...

 

Il pleut des feuilles

Qui m'escortent

A chaque instant plus loin du seuil

De tes pensées

Des années fortes

Il pleut des feuilles

Qui m'emportent...



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23/10/2004

Un cri



21:08 Écrit par untel | Lien permanent | Commentaires (1) |  Facebook |

mes vies passées régissent mon existence futur


00:55 Écrit par untel | Lien permanent | Commentaires (0) |  Facebook |

22/10/2004

 Nous nous promenons entre des ombres, ombre nous-même

 

Nous nous promenons entre des ombres,

ombre nous-mêmes pour les autres et pour nous.

 

 





17:27 Écrit par untel | Lien permanent | Commentaires (3) |  Facebook |