30/10/2004

 Engoncé dans un trois quartCol relevé, protégeant l

 

Engoncé dans un trois quart

Col relevé, protégeant le cou de la meurtrissure du froid hivernal

Il pourfend un vespéral brouillard

Le journal sous le bras

L’horloge sonne les matines, cadence sa marche spartiate

La bruine ne laisse qu’un étroit boyau devant chaque pas

Engloutissant toute perspective, derrière chaque empreinte passée,

Gobant l’éclairage du dernier néon traversé

Son intention est de trancher cette nouvelle journée

 

Le corbeau chante son traditionnel hommage ;

Le coq lance son traditionnel hymne à l’ouvrage ;

L’hirondelle se prépare pour un autre voyage ;

Le soleil ne se lève que de mauvaise grâce

 

Sur le quai de la gare,

Il est déjà au rendez-vous de ce soir

Une romance que ne peut assassiner les dernières anales

Dans lesquels son regard se perd sur un érotisme arrosé de satin ivoire

Baigné dans l’encens d’une jouissance qu’il voudra sidéral

La chandelle se consume cadencée par cette journée qui n’en fini pas




22:10 Écrit par untel | Lien permanent | Commentaires (1) |  Facebook |

Commentaires

un petit bonjour matinal et un lien :)

Écrit par : imagine | 31/10/2004

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