21/02/2005

Orgueil !!!

Un miroir oscille au vent des frontières.

Son dessin des images de démence,

Hors la conscience, invitée altière,

Conteste sans fin les claires évidences,.

 

La terre nous relie, sombre nature,

Arrime nos âmes dans les abysses,

Hors la destinée de la raison pure,

Là où les esprits de l'ombre palissent.

 

Qui suis-je pour croire encor être loi ?

Qui suis-je pour décider de la foi ?

L’orgueil de mon ventre pour vérité.

 

Poussière parcourant l’univers,

Matière sans âme dans l’atmosphère,

Qui suis-je pour dire ma vérité ?

 

 


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20/02/2005

Le soleil était rouge

Le soleil était rouge,

Son étole laminaire,

Recouvrait de tisons,

L'ardeur de mon hiver

 

Des larmes de feu coulaient

De mon âme à la terre,

Eclaboussant les monts,

Enluminant les mers

 

Et du magma précieux,

Des entrailles de ma chaire,

Une aube en fusion,

Devait naître altière.


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10/02/2005

Espoir...

Tu es et sera à tout jamais ce pire ennemi

Perçu comme trop interminablement espéré.

Sans quoi, je serais par extension inespéré

Jusqu’aux abysses des abîmes

Si seulement j’avais su te confondre

Avec le rayon crépuscule

Qui n’espère que l’indéfini !

Tu serais parti avec l’initial rai du jour…

Moi qui donnais des valses

A toutes les extrêmes errantes

Le ridicule ne tue personne

Sinon ...

J’aurais voulu être ta première victime

Regarde toi !

N’es tu pas ridicule ; toi ?

L’Ensorceleur galant!

L’Utopiste absent !

L’Escroc populaire !

Subtil compagnon de temps jadis !

Tu es ce renégat entrevu de face

Frappant de la lame de son absence !

 

Avant moi, dis-moi !

Combien d’hommes as-tu assassiné ?

Que faisais-tu dans les arènes,

Au beau milieu des Romains ?

Rien ?

… Tourner ta puce ?

Et tu étais où, à Waterloo ?

Mal habillé …

Mal réveillé …

Ton réveil n’avait pas sonné ??

Mon œil !

Tu n’es jamais paresseux quand tu es là !

Alors … pourquoi tu as fait sonner les glas

Avant l’heure ?

Mais tu as fait pire qu’éclater des empires

Tu as fait pire … avoue-le !

Mille fois, tu as promis des Terres

Qui n’étaient pas les tiennes

Et chaque fois que les sans abris s’en souviennent

Ils te réclament : « Mort, ou vif ! »

Tu as été le vent au-dessus du désert assoiffé

Et qu’as-tu fait ???

Tu as balayé les nuages !!!

Incompétent !!!!

 

Oh mon compagnon de mes insomnies nombreuses,

Qu’as-tu fait de mes rêves ?

Tu étais là pourtant toutes les nuits

Et pourtant je ne me souviens pas

De quoi étais-tu fait ?

Je ne me souviens pas !

 

C’est dérisoire n’est-ce pas ?

 

Et après nous, dis-moi :

Quel est ton programme ?

Conquérir l’espace

Attirer l’œil vers ta lumière

Et soudain disparaître

Dans un trou noir ???

On t’a vu, dans les pires des tempêtes,

Ne même pas bouger un petit doigt

Même pas une planche !

Même pas un phare !

Même pas une île au loin !

Rien !!!

Combien de marins t’attendaient à la surface

Pendant que tu étais au ciel ?

Tu confonds, je crois, marin et aviateur !

Ou bien tu es l’aveugle qui marchait sur l’eau.

Vrai ? ou faux ?

 

...

 

Espoir !

Tu es mon pire ennemi,

Parce que longtemps je t’ai attendu!

Sinon, je serais parti

Jusqu’aux profondeurs des abîmes!

Et j’aurais touché le fond

Et peut-être même que je serais remonté à la surface

Sans ton aide !

Sans devoir rien à personne !

Peut-être … depuis lors

J’aurais été loin

Là, où on ne t’attend pas.

Là où il n’y a rien

Car Rien est neutre

Rien n’est mieux

Rien n’est Bien

Mais toi, Espoir!

Même moins que rien

Tu nous fais Mal !


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07/02/2005

Combien faut-il de larmes pour noyer un chagrin d'amour, Lilangel ?

C haque jour qui passe rend mon cœur plus lourd,

O bscurité qui s’installe m’empêchant d’espérer

M algré cette petite flamme qui ne cesse de brûler.

B eaucoup trop de larmes sont versées par amour…

I mmobile face au temps qui passe, trop vite,

É clipsant les étoiles du ciel, me laissant dans le noir

N ostalgique et solitaire avec mon désespoir…

 

F ragile et si faible est mon âme qui s’effrite,

A ucun mot ne pourra jamais apaiser cette douleur,

U niquement toi pourrais arriver à consoler mon cœur.

T ant de chagrin a été causé par ton indifférence,

 

I mpasse de cet amour emprisonné dans le silence.

L es larmes sont mon encre et me permettent d’écrire

 

D es mots que la peur m’a toujours empêché de te dire

E t ce soir encore, je reste seule à composer ce poème

 

L asse de manquer de courage pour avouer que je t’aime.

A h si tu savais à quel point tout semble vide sans toi.

R ien, je le sais, ne pourrait combler cette absence…

M a vie si tu n’es avec moi n’a pas vraiment de sens

E t je ne sais plus que faire pour t’avoir près de moi.

S implement attendre et laisser le temps au temps

 

P our éteindre cette flamme qui consume mon cœur

O ù depuis si longtemps déjà cet amour demeure…

U ltime attente car je n’ai aucun contrôle sur le temps.

R avagée par ce sentiment qui ne fait que me détruire

 

N ul ne pourrait comprendre mon envie de partir.

O ublier tout ce qui fait de ma vie un silence

Y abandonner une feuille de papier blanche…

E crire peut-être ces mots que je n’ose pas te dire…

R accrocher mon cœur écorché au sommet d'une étoile.

 

U n océan de larmes me permettant de mettre les voiles

N otre amour resterait à jamais dans le ciel, un saphir.

 

C haque nuit, qui passe rend mon cœur plus noir…

H iver qui s’installe ne me laisse plus de force pour croire

A l’amour, malgré cette flamme qui continue de brûler

G résillant dans ma vie, comme pour l’éclairer.

R ien ne pourra jamais l’éteindre, j’ai pourtant essayé.

I nvulnérable elle reste face aux larmes et aux regrets.

N uages gris de l’impossible me cachent le bonheur

 

D e pouvoir espérer t’avoir un jour auprès de moi

 

A utrement qu’en ami, ce que je reste pour toi…

M ais cette petite flamme qui enflamme mon cœur

O ù depuis si longtemps déjà cet amour demeure,

U ltime souffrance, puisque cet amour ne meurt

R estera pour toujours la cause de mes pleurs…

 

...

 


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04/02/2005

l'insomnie

La fenêtre embuait, la nuit à n'en plus finir.

Mon insomnie était coincée derrière, un sac de meubles désertiques.

Puis son ange est entré, un musicien plein d'éclats, remplis de rage, qui lançait des pianos dans le trou de lumière, fenêtre close.

 

Un vrai mystère !

 

Il n'y eut aucun bris de verre, aucun meuble brisé, quand mon cœur se réveilla.

 

A l'autopsie du voyage, quand tout fut terminé, quand les derniers amis furent conviés au premier souvenir qui jamais ne meurt, on ne trouva aucun piano dans ma mansarde, aucune partition de musique indiquant le parcours de mes sens.

 

Ma mansarde est trop petite pour y percher un piano ; même droit.

 

Un oiseau sur le bord de la fenêtre tentait de vous dire quelque chose.

Mais d'une main méprisante, vous l'avez chassé de la pierre bleue.

Mon insomnie avait si bien fait les choses qu'elle volait sans qu'on la voie.


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02/02/2005

    Ne faire qu’un avec le royaume de

 

 

 

 

Ne faire qu’un avec le royaume de l’éphémère.

S’apparenter au monde du rien

Soigner en soi la maladie des jours endormis.

 

Et passe le temps, les retraites aux flambeaux d’été

Comme à la fin d’une kermesse, désertée, laissée.

Savoir se contenter de ce que nous offre l’existence,

Connaître en nous la présence d’un être aimé

Sentir en son cœur la douceur de vivre.

 

Il est des sentiments indescriptibles à l’homme

Qu’il est juste de distinguer de ses peurs.

En nous, la sensation de l’oubli, de l’ignorance

Comme une punition suprême qui nous tombe soudain dessus.

 

L’instant est choisi sur le coup du hasard

Vaincre sa crainte des journées décomptées,

Comme si, en, nous, une pendule était en marche.

A chaque instant le plaisir sait attendre

Jusqu’au moment d’une absence héritière



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31/01/2005

"Les yeux " de Silia

Le chemin se déroulait sous mes pieds

Et le paysage se découvrait sous mes yeux.

Je n’avais pas fermé l’œil de la nuit

Aussi étais-je sorti

Les cheveux emmêlés

Et les yeux pas en face des trous…

Pas une seule âme qui vive à vue d’œil

Et pourtant un pressentiment me signale une présence.

Mon troisième œil doit me jouer des tours…

Se dresse alors, interrompant ma balade matinale

Un œil

Un seul œil

Œil qui menace comme un fusil chargé et braqué sur moi

Œil d’aigle qui vous transperce

Œil de loup qui vous surprend par cette noirceur,

Qui donne corps à tant de méchanceté

Œil de braise dont les ténèbres ont plus d’éclat qu’un éclair

Œil de chat, capable de retrouver sa route dans ces ténèbres obscures.

Mauvais œil qui me plonge et m’emporte avec lui dans le mal

Œil unique, œil de cyclope,

Cyclope plongeant son œil dans les miens…

Serais-je en train de rêver ? Serait-ce un cauchemar ?

Mais non…

Je n’arrive pas à détourner mes yeux

De cet œil qui me fixe sans ciller…

Le soleil qui se lève derrière moi

Et changement brutal !

Changement du cauchemar en rêve

L’œil fut alors le soleil de ce visage inconnu

Car jamais un œil ne verra le soleil

Sans lui devenir semblable.

Cet œil est-il soleil, miroir ou lui-même ?

Je ne sais pas.

Et je me perds dans cet œil qui fait la lumière.

Etait-ce un trompe-l’œil

Cet œil méchant, obscur et sauvage

Qui fit irruption sur mon chemin ?

Je n’en crois pas mes yeux, Quel changement !

Et je dévore des yeux

Cet œil unique.

Je suppose

Que celui qui a perdu un œil doit tenir à l’autre comme à la prunelle de ses yeux !

Cet œil solitaire

Ce jour-là m’ouvrit les yeux

Et me fit voir des choses de ce monde

Qui sautaient aux yeux

Et que je n’avais pas vu.

Juste les yeux dans les yeux

Il me fit voyager à l’œil, sans ces avions qui font du bruit

Sans ces touristes qui n’ont pas les yeux dans leurs poches…

Tout ce qui crevait les yeux

Mais que je ne voyais pas

Il me les fit découvrir,

Seul œil il avait vu plus que deux.

En un clin d’œil je visitais les antres de ce monde,

Ces pauvres gens se jetant les yeux fermés tous joyeux

Dans la terrible aventure de la vie

Qui les engloutit.

La vie qui a les yeux plus grands que le ventre.

Ces autres gens qui n’ont pas froid aux yeux

Et qui pour mieux tout extorquer à ceux qui n’ont rien

Leur jettent de la poudre aux yeux

Se battant l’œil de la misère de leurs victimes

L’œil unique fit apparaître

Ces amants qui se regardent dans le blanc des yeux

En s’ennuyant sur un banc public,

Ces pervers qui se rincent l’œil

En regardant une jeune fille marcher,

Ces maris qui partent pour leur travail

Et loin des yeux, loin du cœur,

Ils oublient leurs femmes,

Font de l’œil aux serveuses des bars.

Et ces fanatiques,

Qui se provoquant en duel d’un coup d’œil

Entraînent dans la mort tant de personnes

Au lieu de se battre entre quat’z yeux

Ces gens qui rêvent, qui aiment le monde

Et qui se mettent le doigt dans l’œil

Ce monde, tous l’aiment

Mais ce monde tourne de l’œil

Il fâne, il est en décomposition

Et toutes ces six milliards d’âmes

Se voilent la face

Il faut aussi leur ouvrir les yeux…

Et c’est la larme à l’œil

Que celui qui m’a fait voyager, celui à l’œil solitaire se détourne et me dit

Qu’à force de pleurer pour le monde

Il avait perdu un oeil et qu’il allait bientôt perdre celui-ci

Que c’était à moi de prendre la relève

D’essayer de pleurer assez pour noyer les horreurs du monde.

Je ne sais pourquoi, mais ce jour là,

J’ai accepté de prendre la relève.

 


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24/01/2005

l'amnésie du Je

 

 

 

 

 

 

Je ne veux soutenir les regards,

Je m'efface …

Je ne supporte plus aucun de mes reflets ;

Ils me glacent.

 

Dans la constante de ma vie,

Dans n’importe qu’elle face à face

Je ne suis pas le récit,

Juste la préface

 

Et ce triste rôle que l’on me force à jouer

Me perd dans des tourments secrets

Et les règles du Je sont déformées

La maldonne des cartes prend effet

 

J'en oublie peu à peu les codes

Je les fuis peu à peu, je m'érode

J'ai sciemment pipé tous les dés

Que cette vie douloureuse m'offrait

 

Mais à force de vouloir trop jouer

Sans des règles du Je énoncées

Je me suis confondu, égaré

Je ne sais plus comment me trouver

 

Alors j'avance et me recrée

Alors, je pense, si fatigué

Mes propres repères sont réinventés

L'amnésie du Je a bien commencé

 

La conversation que m'offre ce reflet

Me renvoi en écho une image faussée

Mais ce miroir  , comme mon unique allié

Est en fait un regard sur de tristes pensées

 

Et la conversation que l'on nourrit ensemble

Et cette autre moi qui pourtant me ressemble

Ne contredit jamais l'image de l'instant

Converse et acquiesce comme je le souhaite tant

 

Ce reflet est pourtant mon meilleur ennemi

Qui par quelque respect jamais ne contredit

Serait ce donc mon double qui m'aurait trahi?

Falsifiant les chapitres du livre de ma vie...

 




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23/01/2005

de mon attitude,

Je demande pardon pour ma fragilité,

Pour mon corps abîmé, mes écarts de santé.

Je demande pardon pour ma timidité

Sans cesse infligée par ma sensibilité.

Je vis sous le joug de la marginalité,

Toujours aux dépens des fruits de la société,

Et comme je m'en veux d'avoir ma vie ratée,

Perdu cette ambition que j'avais convoitée !

 

Je demande pardon d'être aussi décalé

Dans mon cœur, l'amitié s'en ressent accablé.

Je demande pardon à mes amis troublés

Par mon comportement. Je les sais mutilés,

Etouffés sûrement ! Je mets des barbelés

A mes épanchements… Qu'ils soient démantelés

Ces sentiments idiots d'un pauvre esseulé !

Ô fuir l'angoisse qui m'a autant harcelé !

 

Je demande pardon, en ce soir qui s'enfuit,

De mes mots négatifs, je sais que cela nuit !

Je demande pardon de mon néfaste ennui

Qui me montre misère, et pourtant je la fuis…

J'implore votre grâce à l'aube d'aujourd'hui,

Quand s'effacent déjà les restes de ma nuit

Blanche, où je n'ai pu taire, en mon cœur, les fous bruits

De la cogitation qui me prend, se poursuit…

 

Pardon, pardon encore… Je vous en prie, oh oui !

 


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Etre seul Ethanol

 

 

 

La nuit est lourde

Irréelle

Les mots plient

Les idées cassent

Sous le ciel épais

La perte des sens

 

Etre seul

Dans le ventre du monde

La corde du vide

Se tend

Mortifère limite

Les doigts de silice

Supportent

Le poids du temps

Attendre les mots

Qui retombent

Qui déchirent les nuages

 

Etre seul

Dans les yeux qui s’émaillent

Supposer l’impossible

Regard au sol

Invisible

Fragments de cris

Aube infinie

Extrême douleur

Qui se tord

Dans les mots

Débris de rêves

Qui sèment

Des visages

De pierre

 

Etre seul

Frontière de verre

Les minutes débordent

Sans heure Incertaine la nuit est lourde

 

 

 

 

 

01:29 Écrit par untel | Lien permanent | Commentaires (2) |  Facebook |

20/01/2005

Autoportrait

 

 

 

On peut blasphémer. Facile.

D’ailleurs, je le fais parfois.

Bon. Mais à force d’insulter un dieu en lequel on ne croit pas, on fatigue.

Et je suis très fatigué.

 

On peut s’en prendre à l’Homme. Aux autres, quoi.

D’ailleurs, je le fais parfois.

Bon. Mais cette humanité que j’accuse de tous les maux, j’en fais partie.

Et je ne suis pas masochiste.

 

On peut pleurer.

D’ailleurs, je le fais parfois.

Bon. Mais une fois qu’on a versé toutes les larmes de son corps, on se retrouve aussi con qu’avant, enfin, un peu plus même, alors on range son mouchoir, et on s’en va manger une pizza, ou boire un café, ou torcher une bouteille de whisky, enfin on va se consoler quoi…

 

On peut rire. D’ailleurs, je le fais parfois. Si, si ! Et puisque c’est paraît-il le propre de l’homme, pourquoi se gêner, hein ? Bon. Mais à trop rire on finit par pleurer, et pleurer… j’en ai déjà parlé.

 

On peut aimer.

D’ailleurs, je le fis, jadis.

Bon. Mais l’amour m’a claqué la porte au nez, et c’est comme dieu : je n’y crois plus depuis longtemps.

 

On peut haïr,

D’ailleurs je le fis autrefois.

Bon. Mais haïr, c’est comme aimer, ça détruit le cœur et l’âme.

Il faut être doué pour aimer comme pour haïr.

Je ne le suis pas.

 

On peut mourir.

D’ailleurs, je suis mort déjà une fois.

Enfin presque. Bon.

Mais la mort ça pue, et puis, qui peut me garantir qu’après il n’y a rien ?

Car je peux me tromper : Dieu existe peut-être.

Et j’aurais l’air de quoi, moi, devant lui, avec tous mes blasphèmes ?

 

On peut vivre.

D’ailleurs, je le fais.

Enfin, je fais semblant. Bon.

Ça marche pas mal, je trompe mon monde en général… et même, si vous posez votre oreille sur mon cœur, vous l’entendrez battre.

Je joue bien la vie, non ?

Mais ça n’est qu’un jeu…

 

On peut se taire...

D’ailleurs, c’est ce que je vais faire.

Se taire, c’est au fond la plus belle façon de dire qu’on n’existe pas.

Le silence, c’est le langage des ombres. Et je suis une ombre.

Je ne suis que ce que je suis.

 

En espagnol, homme se dit hombre.



21:19 Écrit par untel | Lien permanent | Commentaires (7) |  Facebook |

19/01/2005

Si le temps, je remontais ...

 

 

 

 

 

 

 

Au rebours du flot des jours

A l'encontre d'une montre

Un vieux rêve le temps fait grève

Et demain semble plus loin

 

A l'envers de nos hivers

Revisiter les étés

Où l'enfance est en vacances

Sur des sentes adolescentes

 

A contre courant des ans

Sur le retour des beaux jours

La voix plus claire autrefois

Et le visage si sage

 

Retricoter le passé

Retourner le sablier

Dire je t'aime à ceux qu'on aime

Plus souvent que dans le temps

 

Donner la mort aux remords

Et tuer tous les regrets

Savoir ses heures de bonheur

Comme des perles éternelles

 

Enfilées en collier

Qu'elles soient tout contre soi

Un talisman bienveillant

Pour les coups durs du futur

 

Parvenir enfin à dire

Je n'ai pas subi ma vie

Rechoisir son avenir

Ne plus être ou ne pas naître



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01/01/2005

Une bonne Année 2005 à vous tous....

 

 

Puisque ici les mots dérangent,

Puisque ici la calomnie démange,

Alors …

 

Puisque ici les doutes fleurissent,

Puisque ici les juges surgissent,

Alors…

 

Puisque ici, nous ne serons pas libres,

Ni d’aimer, ni des mots pas même de vivre,

Alors…

 

Puisque ici aussi, les petits riens mesquins,

Puisque ici aussi, les griffes putrides du quotidien,

Alors….

 

Puisque jamais mes mots ne seront source de maux,

Puisque toujours j’entretiendrai le fragile écho,

Puisque j’écris à cœur nu,

Puisque j’avais trop cru…

 

 

Alors,

Au revoir mes amis,

Avant de partir, j’voulais vous dire merci,

Au tendre Quercus, à la fragile Lou,

A mon amie Nath, au généreux Just de Passage,

A Neige vraie duchesse, au fidèle Chacal,

A Fandejess p’tite sœur fragile et à l’Inconnu envolé,

A Ubu frère de poésie, au fantasque Protoss,

A Orphéous titan des mots, à la « timide » Imagine,

Au talent d’Ibère et de Madeleine,

A l’étranger généreux, et à tous les voyageurs..

 

A vous tous poètes ,

Merci de vos mots.

 

Chut… pas de bruit….

Au revoir, mes amis.

 

 


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30/12/2004

Au pays d’une lune Morte...

 

 

Comme un grand livre lu en rêve

Dans un pays de lune morte

Germe l’absence d’une trêve

Par la serrure d’une porte

Souffre le néant !

 

L’éclat tremblant des profondeurs

Illumine les longs sourires

Aux doux parfums ensorceleurs

Qui font saigner les désirs

Souffre le temps !

 

Le vent cinglant soufflant sans fin…

Volent poussières d’heures perdues

Au cœur de mon lourd chagrin

Enchanté d’espérance nue

Souffre le vent !

 

Au soleil des cauchemars

Tous les tourments d’amoureux

Au ciel envoûté s’abandonnent,

Ensanglantent le bleu des cieux

Souffrent les amants !

 

Comme une écorchure d’épine

Griffant les yeux que j’aimerai

Et comme une larme féline

Qui sur mon cœur coulerait

Souffre l’amour indécent !

 

 

 

 

 


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29/12/2004

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Dans un mois, seize ans de Mariage

(moi) Encore aujourd'hui tu es la femme de ma vie

Tu es cette femme belle et fière que j'ai choisie

Celle que j'admire, qui m'est demeuré fidèle

Tu as su adoucir les nuages gris dans mon ciel

 

(toi) Aujourd'hui, à toi mon mari, je te dis encore oui

Car l'amour nous a conduit jusqu'ici

Qu'importe les prochains jours

Je t'aime comme au premier jour

 

(moi) Seize ans ont passés

Et je ne cesse de t'aimer

Tes yeux clairs me rassurent

Quand mon coeur bat en déchirure

 

(toi) Tu es cette vie bien remplie qui me fait sourire

De toi, je conserve les plus beaux souvenirs

Je suis heureuse de me retrouver entre tes bras

Ton coeur bat toujours si fort près de moi

 

(moi) Je veux prendre le temps de te dire

Que je t'aime et c'est trop peu dire

Même si les années tenaillent nos corps

Nos âmes ne forment qu'un seul accord

 

(toi) Je sais que le temps ne change rien

À l'amour qui nous retient

Nos enfants sont une preuve vivante

De l'amour de notre éternelle romance

 

(moi) Ma douce, je garde ta main dans la mienne

Jusqu'à mon dernier souffle tu seras mienne

 

(toi) Mon bien-aimé, je garde ton coeur sur le mien

Tu es et sera mon seul et unique destin.


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27/12/2004

Vous êtes dans mon jardin

 

 

Vous rentrez dans mon jardin

Secret comme dans un écrin

Fermé à tous les regards

La clef de tous les départs

 

Vous pénétrez dans mes pensées

Fleuries en pleines gelées

Cueillies au moindre ciel gris

Meurtries de votre mépris

 

Vous êtes...

 

Vous êtes dans le rosier

Couleur de l'amour joyeux

Rôdeur aux piquants de feu

Voleur de mes jours heureux

 

Vous êtes tout mon désir

Réjoui sous l'herbe en délire

Soumis à votre parole

Enfoui dans les ronces folles

 

Vous êtes

Dans mon jardin

 

Secret...


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26/12/2004

Ecrit juste d'un Regard

 

 

 

Je regarde la mort prendre vie

 

 

 

 

 

 

 

Sous le soleil brûlant du désert, traversant le sable asséché des larmes de sa tribu, la femme du chef transporte son eau, qu’elle est allée chercher au bout de ses efforts. Les yeux baissés par le poids de la misère, ces années qui marchent dans son ombre, elle avance tâtonnant le sol de ses pieds pour ne pas tomber plus bas. La poussière qui s’élève tout autour d’elle, danse sur l’agonie de son sort.

Sa démarche ralentit, se faisant pénible sur la longueur, elle traîne son corps tant bien que mal à travers le nuage de grains de sable, où des gouttelettes soyeuses s’échappent en vapeur. Elle s’arrêta juste un instant, le temps de reprendre son souffle poussiéreux, puis continue sa marche cadavérique.

Adossé comme le poids du monde sur ses épaules, le bébé qu’elle porte ne se plaint pas. Il ne sait rien de la misère, encore moins qu’il en fait partie, sinon, il y aurait de quoi hurler sa haine. Son dernier repas remonte il y a deux heures, celui de sa mère se décompte en jour et leur histoire s’écoule en secondes, ces larmes séchées d’amour envahies par la peine, déposant le sel amer de la vie sur ses joues creusées par la faim, elle assoiffe son âme d’une source tarit par le destin.

Elle ne demande rien, courbée par le vent de la douleur, elle a même du mal à se redresser devant le sort pour lui faire front. Elle a tellement mené de batailles, de la naissance de ses enfants à leur mort, protégeant les siens devant l’invasion des blancs qui décidèrent d’un commun accord, avec eux-mêmes, que le territoire serait le leur, parce qu’ils ont les moyens de nous sortir de la misère où ils nous ont mit.

 

« Ah, et quels sont-ils ? »

« Différents des votre. »

« Mais encore ? »

« Tu réfléchis trop toi. »

 

J’ai vraiment cherché à comprendre ce que le doryphore blanc pouvait apporter à mon peuple. Par ses convictions religieuses qui laissent apparaître une grandeur d’âme et d’esprit, où le partage du bien domine sur le mal, mais que dans leurs propres églises. Cette croyance d’un air démoniaque a remplacé nos Dieux, puisqu’ils n’étaient pas à la hauteur de nos soucis.

Certains d’entres nous ont essayé de ce révolter, pousser par l’opposition du gouvernement en place, afin de déstabiliser le pouvoir qui règne actuellement. Des armes ont poussé comme des champignons, loin d’Hiroshima, mais proche du résultat final, offrant plus de souffrance que d’ordinaire, plus de peine et de miséreux balancés dans une révolution qui n’est pas la leur.

 

Demain, c’est le jour du marché à la grande ville plus à l’ouest, où les combats ne vivent que la nuit, commençant après le couvre feu de dix huit heures. Il y a dix ans, il regorgeait de denrées, ces salades bien vertes, les fruits juteux, du blé pour faire son pain, de la viande bon marché et tant d’autres belles choses. L’eau me vient à la bouche, mon estomac se serre, réduisant la place d’absorption proportionnelle à la quantité ingurgitée lors du dernier repas, plus maigre que les précédents pour résumer. L’importance du marché a perdu en notoriété mais s’est trouvé une clientèle plus riche, où le marché noir se propage telle la peste, obligeant les paysans à se mettre à genoux devant l’offre et la demande.

Mon oncle gère un magasin d’électroménager sur la grande avenue, il est le seul dans sa catégorie, ce qui lui assure une clientèle fidélisée, mais depuis deux ans, les affaires s’affaissent comme un immeuble en ruine. Je vais lui donner un coup de pouce le samedi, jour où il y a beaucoup de monde et la guerre a prit le temps de ses employés contre celui du travail au magasin. Il me paye généreusement au vu de sa situation financière, me disant que c’est pour aider ma mère et ma petite sœur, c’est aussi pour m’apprendre que tout travail mérite une récompense et que mon père serait fière de moi, lui qui s’est engagé dans la résistance, il y a cinq ans qu’on ne l’a pas vu, recherché comme un ennemi de l’état, mais je sais qu’il n’est pas mort, je le sens.

 

Le chef du village a parlé hier, racontant les dernières nouvelles qui lui sont parvenus de l’autre côté des collines, là où les âmes volées se réfugient pour trouver le repos vers d’autres cieux. Sa voix a vieillit depuis la colonisation de son peuple, les traits tirés par les regards qu’on lui porte, affichant son désarrois sur le visage brûlé par le soleil. Il ne sort plus de sa hutte, cette arthrite qui le tue lentement, grimaçant parfois comme pour se moquer de la douleur, la maladie l’emporte peu à peu, vers les terres sacrées de nos ancêtres. Les yeux brillant, dénués de larmes, il souffle les mots tel un sorcier prévoyant le malheur qui s’abat sur nous.

 

« Nous avons essayé tant de fois de leur parler. »

« Ils nous ont répondu autant à nos questions sans répondre à nos attentes. »

« Nos Dieux qui se sont éloignés d’eux, de nos terres. »

« Le silence de la nuit qui déchire les âmes tombées durant la bataille. »

« Les mères pleurant leur fils et leur mari. »

« Notre avenir sans lendemain. »

 

Ses paroles résonnent encore dans mes pensées, ce constat terrible de l’extinction possible de notre tribu, me fait tressaillir. Je regarde un groupe d’enfant qui s’esclaffe près du puit en terre, érigé au centre du village. Les rires qu’ils font entendre à qui le veut bien, s’envolent vers le ciel comme une prière dans le vent. La vie dévorée sournoisement par la mort, se fraye un chemin vers la joie de ces mômes qui se disputent, tout en s’amusant, une balle en peau de bête sauvage.

Une femme s’adresse au groupe, leur demandant de s’éloigner du puit, qu’il n’était pas solide et que c’était dangereux de jouer tout près. S’écartant au Sud de la demande faite par une mère, les enfants poursuivent leur combat acharné sur la boule d’épiderme.

 

J’aperçois dans le lointain de l’horizon, une chevauchée poussiéreuse de véhicules militaires. On raconte que plus au Nord du pays, les combats sont rudes et que les morts se comptent par milliers. On dit aussi que le malheur qui régnait avant l’arrivé des assaillants, avait disparut une nuit où la lumière verte s’est étalée dans le ciel.

Depuis le début des hostilités, la fin justifie les moyens et les raisons de cette guerre, combattant pour le droit à la liberté de l’individu, au respect des droits de l’Homme, ce pourquoi tant de nations revendiquent le droit à sa liberté d’expression, mais liberticide pour la mienne.

Je ne demande pas que l’on me façonne tel un misérable faisant pitié, je ne suis pas non plus cet individu que se plaint sur son sort, celui qui pense à soi est un égoïste accompli, mais je vous écris pour vous dire ce que je constate, là-bas, à mille lieux de vos soucis quotidien, votre arrogance paisible de vos dons, vous donnant bonne conscience de la misère qui règne chez moi. Vous exposer le résultat de votre financement moral, peut-être avec le regard empli de partialité, puisque je vis ce que vous lisez et les images qui m’envahissent la nuit lorsque je dors, ne sont pas descriptibles avec des mots dans votre langage.

 

Voyez cette peur qui me domine se transformer en colère, mais les seuls armes que nous ayons, sont les mots que vous n’entendez pas sur vos continents, une vérité télévisuelle de l’image informative, ces reportages qui montrent ce que l’on veut bien vous faire voir. Je voulais vous écrire pour vous faire savoir que j’existe moi aussi, sur ce monde qui ne tourne pas forcément rond, comme un ballon de rugby, où l’on ne connaît pas son point de chute.

Je rêve que mon village, mon pays, retrouve la paix d’autrefois, cette sérénité silencieuse de la mort, où la vie reprend le cours normal de son existence. J’imagine les étoiles scintillantes dans un ciel sans fumées, la lune veillant sur nos nuits et l’histoire de mon peuple serait paisible, comme la source d’une rivière naissante qui s’écoule lentement le long de son lit.

 

Je reste assis là, sur le rebord de ma fenêtre, silencieux, et je regarde autour de moi, la mort prendre vie. Je ne sais pas si la misère peut-être effacée de notre vocabulaire et de nos vies, mais je pense, même si cela devenait possible, que nous ne serions pas plus heureux pour autant, et vous ?




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Veillée de Noël ...

 
 

Les bûches terminent de se consumer dans la cheminée. Quelques ombres rougeoyantes qui veillent comme des sémaphores dans la salle à manger obscurcie.

Les effluves de crustacés baignés d’iode, de viandes rôties, de fromages affinés se mélangent aux saveurs sucrées du gâteau parfumé au chocolat… Senteurs écœurantes et refroidies qui rappellent un repas Gargantuesque à peine englouti. Au loin, j’entends des basses qui résonnent…Il y en a qui dansent encore…Ils ont dû retenir le père Noël…Je le savais, on aurait dû lui proposer de nourrir ses rennes, il serait peut être resté ! Je souris de cette fête qui se poursuit au détour d’un autre couloir, comme j’erre autour des papiers froissés, des boîtes avachies, amoncellements de brillants désargentés au milieu de la nuit.

 

J’entend, au loin, le souffle des enfants endormi, derniers trésors de cet après minuit, seuls acteurs de cette féerie. Ils dorment, en marche aux pays des châteaux de leurs rêves, et construisent des biographies peuplées de tous les héros. Un vrai petit homme, déjà, une réelle princesse funambule au pays des jouets. Demain, au petit matin, encore fébrile de l’émerveillement de la nuit, encore impatient, encore plus vivant, ils se lèveront ensoleillé des lumières de Noël. Comme le petit diablotin sort de sa boîte en ressorts, ils bondiront pour retrouver les héros de leurs imaginations, et tous les trésors encore éparpillés.

 

Je revois à l’ombre de cette table encore maculée, les regards, au hasard, d’une famille, pour une fois réunie. Elle se tient, ici, ensemble, dans l’engloutissement de toutes les gourmandises, dans les discussions de surfaces, odes au collectif des apparences. On se voit une fois, rite du repas, rite du commun. On ne se connaît pas. Normal, on est de la même famille…. Les sujets Humains dérangent. Et bien oui, si on parle trop fort, alors, on va aborder la querelle de tonton Jean, et alors…. Non ! Parlons de nos prochaines vacances, de la nouvelle voiture, du dernier match de foot…Enfin un petit résumé à l’eau de rose d’une semaine de Poivre d’Arvor matinée de pages météo et entrecoupée de quelques pages publicitaires. On dira que je suis cynique, élitiste…Sans doute. Absent, de ça, de ces débats là…

 

La bûche dans la cheminée craque ses dernières cartouches. La lumière virevolte ses derniers éclats…et je me prépare, sage et droit dans mon fauteuil. Les yeux grands ouverts et l’esprit embrumé, je veillerai sur la maison endormie, jusqu’au bout de la nuit.


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24/12/2004

Joyeux Noël à toi





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23/12/2004

MES POËTES

 

 

Sous le Pont Mirabeau

Est tombé Rimbaud

Les pétales sales

Des Fleurs du Mal

Cueillies par Baudelaire

Vomies par Apollinaire

S’éparpillent sur la Seine

Où sanglote Verlaine

 

C’est la saison que je préfère

Ma Saison en Enfer

D’une goutte de sang vermeil

J’éteins le soleil

Et j’allume les ténèbres

Merveilleuse veillée funèbre

 

En désordre mais fidèles

Ils viennent à mon appel

Mélangent leurs poèmes

Echangent leurs dilemmes

Et oublient dans l’absinthe

Les fous qui les éreintent

 

Mais ma saison s’achève

Extatique et trop brève

Ils repartent mes poètes

Ils s’enfuient de ma tête

Emportant leur absinthe

Pour une autre complainte


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20/12/2004

Doux bruit de pluie

 
 
 
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Régulière et sans hâte tombe la pluie...

Une pâle lueur veille, comme assoupie,

Alors qu'une douce tiédeur m'environne

Et que mes yeux, aux vitres de ma fenêtre

S'égarent en vagues mirages champêtres.

Insensiblement m'arrive, monotone,

Régulière et sans hâte le chant de la pluie.

 

Chant fluide qui m'environne et que je suis.

Avec ma lumière pâle et bien qu'assoupi,

Du fond de mon rêve que mollement j'éperonne,

Je l'entends et le vois... sur le bois de hêtre

Qui demain, un jour, me servira peut-être.

Un instant, je le perds au carillon qui sonne

Ce chant fluide qui m'enchante et que je suis.

 

Je l'entends à nouveau ce chant dont le verbe

O combien intarissable ! Couvre l'herbe.

Glissement continu, chuchotement infini

Le long des troncs crevassés et des ramures

Que la soudaine fraîcheur, enfin, rassure.

Douce volupté d'ouïr, chaudement tapi,

Ce piétinement sourd de la pluie sur l'herbe.

 

Parfois, surprenante et soudaine elle s'affole

Et plus bruyamment se verse sur la tôle.

Pour sa chanson nouvelle elle change de titre.

La brise, sans doute, entre les gouttes se joue

Et plus vigoureusement, les feuilles secouent !

Des lutins frappent, impatients, à ma vitre,

La tambourinent et l'inondent et la frôlent.

 

Qui donc êtes-vous qui, au dehors, peuplez ma nuit,

Ondes changeantes, étranges génies ?

Quel Maître, de moi inconnu, vous ordonne ?

Quelles rives, quelles contrées vous ont vu naître ?

Chantez et clamez avant de disparaître

Au doux feu qui crépite dans l'âtre et ronronne :

N'êtes-vous que mirages ou messagers amis ?

 

 


00:27 Écrit par untel | Lien permanent | Commentaires (2) |  Facebook |

19/12/2004

Joyeux anniversaire

 

 

Joyeux anniversaire

Chanson de gaieté

Mais mon cœur se serre

Une année est passée

 

Soufflées les bougies du gâteau délicieux

S’éteint la flamme des visages radieux

 

On fait la fête

Mais on devient vieux

On perd la tête

Et s’approchent les adieux

 

Coupé le gâteau en plusieurs parts

Fendus les cœurs à l’approche de leur soir

 

La gloire d’un enfant

Dans ces quelques instants

Très fier il mûrit

Se sentant plus hardi

 

Posées les parts dans les plats de chacun

Epars les sentiments en pensant à la fin

 

Malheur aux belles

Des rides apparaissent

A bas les cervelles

Les idées cessent

 

Donnés les plats aux nombreux invités

Versées les larmes mélangées aux regrets

 

Mais d’où vient la joie

A l’approche du trépas ?

Est-ce le bonheur

De tuer son malheur?

 

Englouti le gâteau avec bon appétit

Dévorée la santé avec milles soucis

 

Mon anniversaire

Est-ce que tu repasseras ?

Ou est-ce ma poussière

Que tu retrouveras ?

 

Du gâteau succulent il ne reste rien

Le bonheur vécu jamais ne revient

 

 


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18/12/2004

Ma vie est un tableau

 

 

Entre rêve et réalité

Ma vie se dessine de mille traits

Je suis en proie à un dessinateur halluciné

Qui n’a que faire de mélanger des couleurs floues,

Où d’assembler des formes sans dessus dessous

Sur un fond abstrait

 

Mais le portrait peut il être maître du tableau?

Peut il décider du bas, aller vers le haut?

Peut il construire le cadre, tenir le pinceau

Et peindre son visage comme il le trouve beau... ?

 

 

_________________

L’univers est contraire


23:18 Écrit par untel | Lien permanent | Commentaires (0) |  Facebook |

16/12/2004

J’écris….par toi Mivida

 

 

J’écris ma vie

A l’encre de tes envies

J’écris ma douleur

A l’encre de tes pleurs

 

J’écris mon émoi

A l’encre de tes joies

J’écris ma peine

A l’encre de tes haines

 

J’écris mes plaisirs

A l’encre de ton sourire

J’écris mes blessures

A l’encre de tes déchirures

 

J’écris mon bonheur

A l’encre de ton cœur

J’écris ma sensibilité

A l’encre de tes plaies

 

J’écris ma passion

A l’encre de tes émotions

J’écris mes sentiments

A l’encre de tes tourments

 

Si mon encre pouvait guérir

Toutes tes peines, tous tes chagrins

J’écrirai à en mourir

Ton avenir est mon destin

 



09:24 Écrit par untel | Lien permanent | Commentaires (5) |  Facebook |

prisonnier

Enchaîné à tous les maux de ma tendre enfance

Prisonnier entre les murs noirs de mon silence

Je me consume à rechercher une quelconque délivrance

Sans aucun espoir d’espérance

 

Des barreaux voilent mes espoirs et mes pensées

Des barreaux d'acier qui m'interdisent d'aimer

Mon âme aspire à des heures de tendres libertés

 

Dans ma morne prison j'écris de simples mots

N’exprimant qu’un superficiel écho

Ceux qui pourraient m'aider à souffler les bougies de mes maux

S’en vont mourir sur la porcelaine du lavabo

 

Je me peins dans la nuit des rêves impossibles

Je contemple des étoiles inaccessibles

 

Derrière les barreaux maudits de ma prison

Je me consume à trop contempler l'horizon

D'une vie qui meurt sur d'étranges visions

Auquel je ne donne l’importance qu’il se doit

 



00:22 Écrit par untel | Lien permanent | Commentaires (0) |  Facebook |

15/12/2004

Les rues assassines

Sur le pavé des rues assassines

D’anciennes courtisanes dessinent

Du bout de leurs courtes bottines

De pâles silhouettes anonymes

 

Des hommes en habits de soirée

Des femmes en capelines moirées

Dansent sur le toit des berlines

Et glissent sur l’hémoglobine

 

Les chevaux meurent sous les cravaches

Les bouchers les dépècent à la hache

Les enfants de la nuit apparaissent

Et psalmodient leur dernière messe

 

Des duchesses s’écroulent dans les tavernes

Maquillées comme les filles de grands cernes

Et soupirent dans les bras des marins

Qui les violentent à grands coups de reins

 

Sur le pavé des rues assassines

Les chandelles des jeunes nonnes illuminent

Fausses perles et diamants répandus

Tombés des corps qu’elles ont pendus


16:57 Écrit par untel | Lien permanent | Commentaires (1) |  Facebook |

14/12/2004

Un ciel trop lourd, rempli de béton cimenté, couleur d’u

Un ciel trop lourd, rempli de béton cimenté, couleur d’un infini horizon gris

Je traîne mes chairs, boulet, par delà de ceux-ci, ô combien pèse ma vie !

L'automne trop lourd, effeuille mes plus infimes envies

Qu'il me reste sans toi, du bout de ma survie.

 

Le vent s'est tu, est-il aussi à bout de souffle ?

Les ruisseaux se sont figés, la terre se boursoufle

Où s'en sont-ils allés nos jours d'apothéose

Et ce manque de toi, toujours en overdose.

 

Langueur infinie, pourquoi tant tu m'écartèles

Me crible l'âme de plombs, me brise les ailes

Cloué, tel un Christ, sur les pavés mon ombre gesticule

Tombé, tel un ange, dans tes filets le pauvre libellule !

 

Non, jamais l'amour n'a voulu agir en traître

Il nous a prévenus du haut de sa fenêtre

Mais il en est ainsi, l'homme aveuglé le sait

Ses pas l'emporteront vers des murs ou fossés,

 

S'il s'entête tant à vouloir, s'il s'entête tant à rêver

De ces paradis perdus qui n'ont jamais pu existé

S'il s'entête à croire, et s'il s'entête à aimer

Alors sonnera l'heure d’un bonheur insoupçonné, couronné.

 

Un rai lumineux perce l'horizon beaucoup trop lourd, beaucoup trop gris

S'éveille enfin mon cœur sous mon arbre de vie

L'automne ne restera plus aussi lourd, un festival d'envies

Caracole au firmament où tu resplendis.


19:24 Écrit par untel | Lien permanent | Commentaires (1) |  Facebook |

13/12/2004

ceux qui m’aimaient ont déjà apprêté le chemin…

Vivre pour qui… exister pour quoi…
Ne vivre dans la transparence que pour l’oubli de soi…
N’exister que pour souffrir…
N’exister, asservit, que pour (s’il vous plaît) vous servir…

Un jour seulement l’envie, toute bête, d’être aimé…
Rien qu’un bref instant, se sentir apprécié…
Un court moment, pouvoir crier ma haine…
De savoir que jamais, vous ne voyez ma peine !

Qu’ai-je donc fait oh grand Dieu ?
Pour être ainsi soumis bien plus de besoin.
Que n’ai-je la volonté de vous montrer au mieux ?
Que, moi aussi, j’ai mal et besoin de ce inconnu soutien…

Dans vos yeux, récurant, je n’ai droit que d’apprendre à me taire
Subir et surtout rester gai, ne pas me lamenter
Bien sûr jamais vous ne pourrez ressentir la profondeur de mon calvaire
Que me reprochez-vous, si ce n’est d’être, bien ou mal, né ?

Vous me donnez l’envie de partir tellement vite, tellement loin…

Me soustraire, si vous saviez à quel point ...
Là où ceux qui m’aimaient ont déjà apprêté le chemin…


00:08 Écrit par untel | Lien permanent | Commentaires (2) |  Facebook |

12/12/2004

J’AI REPRIS MES CRAYONS ... FIN



23:00 Écrit par untel | Lien permanent | Commentaires (0) |  Facebook |